Archives pour l'étiquette Yoko Ogawa

La lecture des otages de Yoko Ogawa

La  lecture des otages de Yoko Ogawa
La lecture des otages de Yoko Ogawa

Sept touristes japonais et leur guide ont été pris en otage dans une région montagneuse et désolée. Après une centaine de jours de négociations, L’assaut d’une brigade anti-terroriste est ordonné, la cabane où ils sont retenus prisonniers est totalement détruite, il n’y a aucun survivant. Seul un enregistrement clandestin atteste de leur existence en ces lieux, Enregistreur qui avait été discrètement fourni par une ONG avec un dictionnaire caché dans un purificateur d’eau réapparait. Continuer la lecture de La lecture des otages de Yoko Ogawa

Parfum de glace de Yoko Ogawa

Parfum de glace de Yoko Ogawa
Parfum de glace de Yoko Ogawa

 

Le compagnon de la narratrice, un parfumeur talentueux se suicide dans son laboratoire. Il concevait des parfums admirables. Ce drame arrive le lendemain de la création d’un parfum qu’il offre à sa compagne « Source de mémoire » pour leur première année de vie commune. Le suicide est étrange, il se suicide par absorption d’éthanol anhydre.  En se rendant à la morgue, la narratrice Ryoko découvre que Hiroyuki son compagnon avait un frère Continuer la lecture de Parfum de glace de Yoko Ogawa

Les tendres plaintes de Yoko Ogawa

Les tendres plaintes de Yoko Ogawa
Les tendres plaintes de Yoko Ogawa

 

Une femme, Ruriko quitte le domicile conjugal pour un chalet familial dans la montagne. Elle veut mettre de la distance avec son mari infidèle qui la blesse. Calligraphe de profession, elle a prévu d’achever sa dernière commande, la biographie d’une très vieille dame anglaise qu’une longue suite de tragédies ont finalement menée au Japon. Dans ce chalet elle va faire la rencontre de deux êtres Nitta facteur de clavecin, et Ruriko son assistante. Ruriko va tomber sous le charme de Nitta 

Continuer la lecture de Les tendres plaintes de Yoko Ogawa

Le musée du silence de Yoko Ogawa

 

Le musée du silence de Yoko Ogawa
Le musée du silence de Yoko Ogawa

Un univers un peu différent, dans ce roman d’Ogawa. En premier on remarque que le narrateur est un homme, et que l’action se passe dans un village isolé au bout du monde qui semble à la frontière entre la réalité et l’irréel.

 Un jeune muséographe embauché par une vieille femme ‘acariâtre’ dans un village au bout du monde doit organiser un musée ou seront disposés les souvenirs du village. Rassemblement d’objets qui caractérisent le mieux les personnes après leur mort. Il lui faudra donc cataloguer puis récolter les objets des défunts ( en les subtilisant, ou en les volant) . On part dans ce récit du réel pour s’éloigner peu à peu dans un monde fantastique. Ce narrateur dont le métier est la conception d’expositions pour les musées, et qui  a une parfaite connaissance et une grande expérience de ce milieu, se trouve à rassembler, cataloguer des objets qui possèdent une âme. Une incursion pas  pas dans un monde irréel, blanc, et muet.  

Continuer la lecture de Le musée du silence de Yoko Ogawa

Les paupières de Yoko Ogawa

Les paupières de Yoko Ogawa
Les paupières de Yoko Ogawa

Un recueil de huit nouvelles, qui sont annoncées comme étant en écho à la « Bénédiction inattendue« . Des thématiques sur l’isolement, le sommeil, Des petites nouvelles simples qui frôlent un univers imaginaire presque fantastique ou onirique mais en aiguisant délicatement nos sens.

Continuer la lecture de Les paupières de Yoko Ogawa

La bénédiction inattendue de Yoko Ogawa

La bénédiction inattendue de Yoko Ogawa
La bénédiction inattendue de Yoko Ogawa

 

Sept petites nouvelles autour de l’écriture, de l’interrogation de ses peurs, de ses appréhensions  écrire. On pourra s’interroger sur la part d’autobiographique de ces histoires, mais on en retiendra surtout des liens avec ses autres nouvelles : L’annulaire, Hôtel Iris, mais toujours en frôlant l’imaginaire ou de rencontres qui sont improbables mais toujours avec un style fluide des plus agréables

Continuer la lecture de La bénédiction inattendue de Yoko Ogawa

Petits oiseaux de Yôko Ogawa

Petits oiseaux de Yoko Ogaw
Petits oiseaux de Yoko Ogawa

 

Un roman bien étrange que nous livre Ogawa, car c’est les yeux fermés que je me suis précipité sur ce dernier roman. Le thème est l’histoire de  deux frères, semblant vivre dans leur ‘bulle’ hors du monde ou à côté de la réalité. L’aîné ne communique qu’en langage pawpaw ( le langage des oiseaux), son seul centre d’intérêt est de regarder, écouter les oiseaux. Son frère, le cadet est le seul qui arrive à la comprendre, tout en n’ayant pas la dextérité de son frère pour parler le pawpaw. Il va jouer le rôle de traducteur entre l’aîné et le monde qui l’entoure. 

Continuer la lecture de Petits oiseaux de Yôko Ogawa

Tristes revanches de Yoko Ogawa

Tristes revanches de Yoko Ogawa
Tristes revanches de Yoko Ogawa

 

La spécificité de ce recueil de nouvelles, est qu’elles sont interconnectées, puzzle d’atmosphères, étranges et captivantes ; leur point commun : étrangeté et mystère, les femmes se vengent des maris ivrognes, des amants menteurs, de clientes réfractaires à leur art. Tous ces moments de vie sont racontés sont comme des lignes droites qui se coupent .Il y a toujours une présence morbide qui les entoure lors de leur intersection. Ces interconnections pourraient être un fraisier à la crème, une romancière, un train qui prend du retard, une carotte ou une photo, des tâches de sauce tomate   … Ces points communs sont propres à chacun, a sa sensibilité de lecteur.

Continuer la lecture de Tristes revanches de Yoko Ogawa

Hôtel iris de Ogawa Yōko

 

Hôtel Iris de Yoko Ogawa
Hôtel Iris de Yoko Ogawa

 

Hôtel Iris est l’histoire d’une adolescente, qui occupe le poste de réceptionniste dans l’hôtel familial d’une station balnéaire. Son père est décédé, sa mère essaye, aidée d’une bonne kleptomane, de faire vivre cet hôtel. Mari est intriguée par un client, elle surprend un soir une prostituée qui quitte bruyamment un pervers dans la chambre 202 !!  Mari va tout faire pour le retrouver, et envoutée par le charme de cet homme une relation amoureuse va débuter. Cette relation entre un homme adulte : traducteur de russe et une jeune fille de 17 ans va être une relation sado-masochisme, bondage et découverte d’un jeu érotique le Shibari.  Continuer la lecture de Hôtel iris de Ogawa Yōko

La grossesse de Yoko Ogawa

La grossesse de Yoko Ogawa
La grossesse de Yoko Ogawa

Une jeune femme observe sa sœur enceinte ; celle-ci commence par avoir des nausées telles qu’elle ne peut plus rien avaler, tout la dégoute. Nous avons le comportement de la mère, emprunt de fatalisme. »Dès qu’il sortira de mon ventre, il sera mon enfant, que je le veuille ou non » (p64, 32 semaines + 3 jours). Le comportement et les réactions de la mère sont disséqués par sa sœur, elle doit supporter cette grossesse, et ce sont des images de larves, de chromosomes qui lui vienne en mémoire lorsqu’elle pense au fétus. La future tante a des actes prémédités afin de remédier à cet état.

Un roman assez sombre, qui nous conte la métamorphose des corps, la peur de la rencontre avec le bébé. Nous n’en saurons pas plus, le lecteur est laissé à des spéculations, une des particularités des romans de Yoko Ogawa.

Elle se remémore une réunion « Réfléchir à la pollution des hommes et à celle du globe » , ou était mentionné la toxicité du pamplemousse américain : « Produit d’importation dangereux ». Dès lors, elle vérifie toujours auprès du responsable du rayon des fruits et légumes que ce sont bien des pamplemousses de production américaine qu’elle achète afin de détruire les chromosomes du bébé.

On retrouve un champ lexical commun aux ouvrages de Ogawa : liquides, neige, odeurs, descriptions cliniques.

Thèmes : Obsession, Grossesse, Maternité, Fatalité

Citations

:

  • J’ai du mal à comprendre ce qu’est un couple. Cela m’apparait un peu comme une étrange entité gazeuse. Un corps éphémère, sans contours ni forme, qu’on à du mal à distinguer dans la transparence de son flacon triangulaire, au laboratoire.(16)
  • Elle s’est endormie d’un seul coup, comme si on avait actionné un interrupteur. Elle dort beaucoup ces derniers temps. Elle dort paisiblement, comme si elle s’enfonçait dans un marais froid et profond. (18)
  • Et tu as vu comme les macaronis ont une forme bizarre ? Quand ces cylindres se coupent à l’intérieur de ma bouche, j’ai l’impression là, tout de suite, de manger des tubes digestifs. Des tubes visqueux, comme ceux qui laissent passer la bile ou le liquide pancréatique (p20, 7 semaines )
  • « Entre nous deux, l’ombre fragile d’un bébé hante les ténèbres » p25
  • Chaque odeur s’étale comme un ectoplasme, une autre vient l’envelopper et la phagocyte, une autre encore vient les rejoindre et ainsi de suite, à l’infini… (P29, 11 semaines + 4 jours)
  • Est ce que tu sais à quel point les odeurs sont terrifiantes ? On ne peut pas leur échapper. Elles m’attaquent sans aucune pitié. Je voudrais aller dans un endroit où les odeurs n’existent pas. Un endroit comme une chambre d’hôpital aseptisée. Là, je déviderais mes intestins et je les laverais à l’eau pure jusqu’à ce qu’ils deviennent tout brillant. (P30, 11 semaines + 4 jours)
  • J’ai déjà vu une photographie de chromosomes quelque part dans une revue scientifique. On aurait dit un alignement de couples de larves de papillon jumeaux. Les larves avaient une forme ovale, longue et étroite, juste assez ronde pour pouvoir les prendre entre le pouce et l’index, et leur petit rétrécissement et leur enveloppe humide  ressortaient avec beaucoup de fraîcheur. Chaque couple avait sa personnalité propre et il y en avait pour tous les goûts : ceux dont l’extrémité  était retournée comme la poignée d’une canne, ceux qui étaient absolument parallèles l’un par rapport à l’autre, et ceux qui étaient collés dos à dos comme des frères siamois. Quand je pense au bébé de ma soeur, c’est toujours de ces larves jumelles qui me viennent à l’esprit. Je déchiffre à l’intérieur de ma tête la forme chromosomique du bébé. (p35, 14 semaines + 6 jours)
  • L’odeur acide du jus de fruits mêlée à celle de la pluie flotte entre nous deux (p60, 27 semaines + 3 jours)
  • Tu n’as aucune raison d’avoir peur. Un bébé c’est un bébé. C’est moelleux et fondant, ça serre toujours ses petits poings et ça pleure d’une voix insupportable, lui ai-je dit. (p64)
  • Dans cette bouteille de verre incolore tremblait le produit capable de détruire les chromosomes du fétus (P64)
  • L’université est en vacances pour l’été. Est ce que je vais devoir supporter la grossesse de ma soeur pendant tout ce temps ? (p65, 35 semaines + 2 jours)
  • Je me suis mise à marcher vers la salle des nouveaux-nés, à la rencontre du bébé détruit de ma soeur. (p70, 38 semaines + 1 jour)

Divers:>

  • La Grossesse (妊娠カレンダー Ninshin karendā, 2/1991,
  • Prix Akutagawa 1990;
  • Actes Sud 1997
  • Emprunt Bibliothèque du KB, 22/03/2014
  • Note : ***** (4/5)
Mes livres sur Babelio.com