Archives pour l'étiquette Suicide

L’ingratitude de Yeng Chen

L'ingratitude de Yeng Chen
L’ingratitude de Yeng Chen

 

L’héroïne de cette histoire,  est une jeune fille chinoise fraîchement décédée. Elle nous raconte sa souffrance, sa vie étouffée depuis toujours par sa mère possessive, un brin sadique et déroutante, on l’écoute telle une voie d’outre tombe afin de faire connaître son calvaire.

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Charlotte de David Foenkinos

Charlotte de David Foenkinos
Charlotte de David Foenkinos

 

D’un côté, une famille dont la généalogie est entachée de suicides d’une génération à l’autre. De charlotte dont on va taire les multiples tragédies familiales. Puis une période sombre de l’histoire, qui la plonge dans l’horreur du nazisme, les siens essaient de résister : « il faut âtre optimiste, se dire que la haine est périssable ». Mais la folie barbare, telle une épidémie de haine s’étend partout. Un seul remède à son malaise, son mal de vivre :  le dessin et la peinture. Elle se lance dans une « apnée créatrice (…) extatique. Comme un rapport de dévotion au passé ».  

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La mort, L’amour et les vagues de Inoue Yasushi

La mort, L'amour et les vagues de Inoue Yasushi
La mort, L’amour et les vagues de Inoue Yasushi

Ici, un recueil de trois nouvelles : « L’amour, la mort et les vagues », « Le jardin de pierre » et « Anniversaire de mariage ».

Dans « L’amour, la mort et les vagues », on suit un homme qui est descendu à un petit hôtel désert près desfalaises. Sugi n’est pas venu pour le tourisme mais avec la ferme intention de se suicider, un scandale entachant son nom

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L’arc-en-ciel blanc de Akira Yoshimura

L'arc-en-ciel blanc de Akira Yoshimura
L’arc-en-ciel blanc de Akira Yoshimura

Avis :

“L’arc-en-ciel blanc”, est un ensemble de quatre récits écrits entre 1953 et 1964. Il est paru en 2012 chez Actes Sud. La quatrième de couverture résume les quatre nouvelles et dévoile à mi-mot les finalités. Ce qui un peu nuisible à la lecture.

Toutes ces nouvelles ont un point de convergence qui est la mort. Les causes de ces morts sont déclinées de différentes façon : un traumatisme causé par un viol, la mort d’un fils surprotégé, par attachement, et le dernier celui de la fatalité. Mais ce sont également des histoires d’amour cruelles qui amèneront au désespoir.

Une de mes nouvelles préférée est celle appelée « Étoiles et funérailles ». L’histoire de Jirô fasciné par le rite des funérailles. Elle nous conte poétiquement entre autres le commerce avec les étoiles, une représentation métaphorique de la mort. Cette nouvelle fait un lien avec “Voyages vers les étoiles”.

“Il se rappela que dans son enfance sa grand-mère lui racontait que les morts montaient au ciel et se transformaient en constellations. Elle disait que les étoiles dispersées sur la voûte céleste étaient toutes des incarnations de personnes disparues et que leur lumière s’amplifiait à l’infini en suivant l’augmentation du nombre de morts.”

YOSHIMURA Akira nous invite dans les nouvelles que composent “l’arc-en-ciel blanc” à revisiter certains de ses thèmes de prédilection : mort, suicide, pauvreté. Les temporalités tournent autour  des périodes d’après-guerre, et de celle du grand tremblement de terre du Kantô.

Mais on retrouve aussi le thème particulier des ossements que l’on retrouve dans d’autres oeuvre : “Un spécimen transparent” et l’excellent “La jeune fille suppliciée sur une étagère”.

Pour conclure ce n’est pas, je pense par cet ouvrage qu’il faut découvrir Yoshimura, mais il permettra d’affirmer les thèmes et de faire des liaisons avec ses autres œuvres. Des nouvelles de qualité un peu inégale, peut-être due à la compilation de nouvelles écrites sur une période de dix ans.

 

L’arc-en-ciel blanc (1953)

Toshisuke se souvient de la résistance inattendue de sa jeune épouse : une sorte d’aversion à être touché. Toshisuke est désorienté, Ayako frissonne, blême. Ayako se dit troublée par la mort de sa mère il y a de cela deux ans, sa mère qui avait perdu une jambe pendant la guerre. Elle se réveille la nuit pour vomir, un doute vient à l’esprit de Toshisuke.

thème : viol, grossesse, infanticide, amour, traumatisme.

Un été en vêtement de deuil (1958)

Kiyoshi, un enfant qui doit avoir dans les 10 ans, vit avec sa grand mère malade, un peu déficiente et une domestique. La grand-mère est préoccupé par le poulailler et les oeufs. Chaque jour elle les gobe. Un jour des poussins naissent, dans le groupe il y en a un malade. Kiyoshi s’en occupe, très affaibli il lui tord le cou. Il l’enterre dans une petite boîte “Tombe du poussin” dans un cimetière secret. Sa grand-mère l’appelle à ce moment là, il se sent pris en faute et craint le pire. Mais sa grand-mère lui donne un registre noire. Il se rend jusqu’à une remise et trouve une petite fille maigre et une femme d’une trentaine d’année. La femme peint des masques.

Thème : vieillesse, pauvreté, tremblement de terre du Kantô en 1923, mort

Etoiles et Funérailles (1960)

Un cortège funéraire se dirige vers un temple, soudain une pluie violente. Les gens courent s’abriter, seul un enfant Jirô suit le cortège. Les gens se sentent honteux, humiliés par leur comportement en face du calme et du respect porté par Jirô. Jirô apprécie les funérailles, il fait partie de tous les cortèges. Il avait été très impressionné par l’enterrement de son père. Lors d’un incident, les funérailles tournent presque au drame. Que faire des ossements d’une défunte partiellement enterré Jirô intervient,  donne les indications pour que le rituel soit respecté.  Il reçoit des remerciements : une enveloppe. Jirô va se prendre d’amitié pour Tokiko, une petite fille pauvre qui porte un bébé dans son dos.

Thèmes : funéraille, mort, ossements, cérémonies et rituels, amour, suicide, étoiles

Le mur de briques (1964)

Deux jeunes enfants Kiyota et sa petite sœur Hisae se faufilent la nuit dans une écurie. Ils sont dans un laboratoire d’un centre de recherche. Kiyota harnache un cheval et avec sa sœur ils partent.

Thèmes : amour, mort, fatalité
 

Citations:

  • Toshisuke en vint à avoir une nouvelle opinion concernant son épouse. Les hallucinations auditives en pleine nuit, tout comme son odorat qui reconnaissait l’odeur de la peau des poissons, recelaient quelque chose d’inhabituel. Cette sensibilité exacerbée lui paraissait maladive. (p16)
  • Quelque chose de blanc recouvrait déjà le fond du bol, dégageant un peu de vapeur. Au-dessus Ayako, pressant énergiquement ses seins, tirait son lait. Toshisuke, soulagé, regardait à ses pieds le liquide blanc gicler comme des fils de soie à chaque gémissement de sa femme.
  • Vous savez bien qu’il faut poser les os sur le cercueil avant de l’enterrer, dit-il en désignant le crâne. Ils se réjouissent de la venue du mort. C’est pour cela qu’il faut les poser sur le cercueil, enfin!
  • Le cercueil fut descendu dans la tombe. Il y eut un bruit d’eau, comme celui d’un poisson qui saute, quand le cercueil plongea (p101)

 

Divers:

  • L’Arc-en-ciel blanc (白い虹) – Actes Sud, 2012, 17€, 182 pages
  • Bibliothèque du KB 05/05/2014

Voyage vers les étoiles de Akira Yoshimura

voyage vers les étoiles de akira Yoshimura

« Voyage vers les étoiles » a été écrit juste avant « Le convoi de l’eau » 2009, c’est un recueil de deux nouvelles : « Un spécimen transparent », suivi de « Voyage vers les étoiles ».  On retrouve un style sombre, précis ‘écrit au scalpel’ dans ces nouvelles.
« Un spécimen transparent » nous conte l’histoire d’un homme solitaire d’une soixante d’années qui est employé dans un hôpital universitaire, son travail consiste à faire des désarticulations sur des cadavres afin de conserver les os. Fonctionnaire dans cet hôpital il souhaiterait réaliser une oeuvre :’rendre les os transparent comme du cristal’. Cet lubie exaspère son directeur et les chercheurs. Cet homme solitaire va sembler s’humaniser par un mariage arrangé, un apprenti auquel il se rapprochera petit à petit, et une belle-fille qui lui servira peut-être à sublimer son oeuvre.
L’autre nouvelle « Voyage vers les étoiles », nous raconte l’histoire d’un adolescent isolé, délaissé par leur familles. Sans but dans la vie, il lâche les études à cause du stress généré . Il rencontre un groupe qui a les mêmes aspirations que lui. Ils regardent les heures s’égrener et attendent patiemment. Chacun des membres du groupe à des aspiration nihiliste, Une veut changer de visage, un autre rêve d’opium et de briser des coffres fort. Un autre veut devenir leader d’un groupe religieux. Puis Mochizuki l’un des jeune propose alors de partir en voyage : afin de mourir. L’idée du suicide se transforme du tragique en passion. Ils prennent un camion et partent vers la mort. On voit leur crainte, leurs hésitations mais ne peuvent pas paraître lâche devant les autres, c’est peut-être la seule chose qui leur reste: un courage qui les réunit.
La première nouvelle rappelle « La jeune fille suppliciée sur une étagère », ces deux nouvelles sont très proches au niveau de leur thématique. Mais cette fois-ci la vision de la mort ne provient du corps mais du fonctionnaire de la morgue. Au delà de la thématique proche de la mort, du devenir du corps dans l’après vie, le lecteur pourra chercher de nombreuses autres pistes et points communs entre ces deux nouvelles : la pneumonie aigüe par exemple. L’autre « Voyage vers les étoiles » est une critique de la société japonaise, de l’isolement des jeunes, du manque d’intégration, d’amour, une vision d’un future morbide qui brillerait dans une constellation d’étoiles.

Un spécimen Transparent

Thèmes = mort, obsession, squelette, os

Synoptique :

  1. Kenshuro, a 60 ans. Il travaille dans un laboratoire de recherche. Un apprenti du nom de Kamo lui est confié comme assistant. Il veut tout d’abord le tester et il éviscère devant lui un cadavre. Kenshiro est gêné car il aime travailler en solitaire et Kamo supporte le travail. Il craint également pour son poste. Son travail : Retirer les chairs des cadavres pour les réduire à l’état de squelette. Puis les os sont conservés dans des jarres pendant une dizaine de mois afin de nettoyer les os. Son travail finit il se rend aux bains publics pour éliminer l’odeur persistante des cadavres.
  2. Il se souvient, jeune il vivait solitaire. Son beau père et lui sont arrêtés. Il vole les fémurs des cadavres pour les sculpter et les vendre (Période du tremblement de terre du kantô). Un poste se libère dans un hôpital universitaire et l’accepte. Il passe du couteau du ciseleur au scalpel. Son métier l’empêche de trouver une femme, le remugle des corps les fait fuir. Une entremetteuse lui présente une femme d’une quarantaine d’année qui accepte ( elle n’a pas de ressources). L’accord comprend un mariage avec Tokiko et une aide financière à Yukiko sa fille. Il accepte mais se sent duper car Tokiko possède une maladie de coeur qui l’empêche d’avoir des rapports et l’oblige à resté aliter. Kenshuro fait des recherches à son domicile afin d’obtenir des spécimens osseux transparents.
  3. Il est reconnu pour son travail sur les os. Il aspire à faire des os transparents comme du cristal. Il souhaite connaître les aspirations de Kamo : La beauté des os, ou la recherche des côtes qu’il perdu ? Kenshuro demande à son directeur un cadavre frais pour ses expériences, et lui propose son corps en échange à sa mort. Le directeur est gêné et feint d’accepter.
  4. Kenshuro veut ‘profiter’ de sa femme mais celle-ci a une crise. Il montre un des prototype d’os qu’il a réalisé dans son laboratoire à son directeur et redemande un corps. Le directeur semble exaspérer par ses demandes. Un corps arrive à la morgue il veut le récupérer mais on lui refuse. Il sent sa condition et son travail inférieur à celui des chercheurs de l’hôpital. Yuriko et Kamo se rapprochent. Kamo cache son métier ainsi que celui de Kenshuro. Une amitié se créé avec Kamo.
  5. Yuriko est malade, mais ne veut pas l’aide de son  beau père. Kamo passe la voir, s’affole de son état et va chercher un médecin. Yuriko à une pneumonie aiguë et meurt. Une idée et un espoir vient à l’esprit, il donne le corps à l’hôpital afin de pouvoir utiliser les os de sa fille ?

Personnages :

  • Kenshiro Mitsuoka :
  • Mitsuoka : Le beau père de Kenshiro, a pour métier ciseleur (pipe en os et scènes érotiques)
  • Tokiko : Sa femme, 47 ans pauvre, mais possède une beauté Yuriko
  • Yuriko : La fille de Tokiko
  • Kamo : Apprenti de Kenshiro à l’hôpital

 

Netsuke érotique
Netsuke érotique

Citations

  • Et cependant, l’os devenu transparent était aussi beau qu’il l’avait imaginé. Les endroits minces étaient devenus transparents au point qu’ils permettaient de distinguer vaguement les choses au travers, et là où il était épais l’os luisait avec de jolis reflets jaunes comme le ventre d’un poisson d’eau douce regorgeant d’œufs.
  • Demandant à Kamo de se tenir près de lui, il avait brandi son scalpel pour ouvrir en grand le ventre d’un cadavre bien avancé. Puis il avait empoigné les viscères pourrissants pour les sortir et les lâcher dans une odeur infecte au-dessus d’un baquet posé à ses pieds.
  • Mais la couleur des os sous les chairs horribles avait été à la hauteur de ses espérances. Cela lui permit même de comprendre d’où venait l’enthousiasme de son beau-père à les sculpter.
  • Il aimait se retrouver seul pour cette tâche ignoble, et il éprouvait même une certaine assurance à se vautrer dans le mépris des autres qu’il ressentait.
  • Sur son profil qui recevait à travers la vitre le soleil hivernal flottait l’expression du pêcheur qui regarde le poisson dans son panier.
  • La lame, tournoyant à une vitesse étonnante autour du corps libéra en un clin d’œil le crâne, les membres, les côtes et les os du bassin. Tous ces os furent fixés à l’extrémité de près d’une dizaine de gros fils de fer qui pendaient du plafond. On se serait cru à l’intérieur d’un magasin de pièces détachées pour bicyclettes. Le collier d’os de l’épine dorsale enfilés sur l’un des fils ressemblait à une chaîne de vélo.
  • Il avait déjà fabriqué plus de quatre cents squelettes d’étude. De plus, il avait pratiquement tout fait tout seul, de la désarticulation jusqu’aux finitions, et près de la moitié avait été prêtée à d’autres universités. Lorsque les os désarticulés étaient sortis des jarres après leur séjour d’un an dans l’eau, il fallait enlever à la brosse ou à la pince les chairs décomposées qui y adhéraient encore. Puis les plonger dans de la soude caustique, et après les y avoir fait mijoter de longues heures à feu doux, les rincer soigneusement plusieurs fois à l’eau claire. Ensuite on les blanchissait en les trempant dans de l’eau oxygénée, et après un long polissage à la brosse, on les reliait entre eux avec un fil de cuivre pour reconstituer le squelette. C’était un travail long et minutieux, qui usait les nerfs.
  • Dans la salle d’anatomie en béton, six cuves à cadavres s’alignaient comme des bassins d’élevage de poissons, tandis que les inégalités du ciment ressortaient sur le sol lavé à grande eau. Il traversa la salle, entra dans la petite pièce attenante.

Voyage vers les étoiles

Thèmes : jeunesse abandonnée, solitude, suicide, adolescence

  1. Un homme dans un camion fait signe au chauffeur de s’arrêter, il fait nuit, descend et se dirige vers la voie ferrée. On suppose qu’il s’allonge et se suicide sous le train. Le camion les avaient pris à Tokyo
  2. Trois mois plus tôt Keichi avait fait la connaissance de Miyake. Il fait connaissance du groupe, qui ne fait rien, contemple les heures passer.Keichi se sent seul dans sa famille, il se passionne pour les insectes lui pour les maquettes. Il abandonne pour les études qui lui génèrent un certain stress. La rencontre avec le groupe le rassure dans sa solitude, aspiration de nihilisme, Makiko ne pense qu’a se refaire le visage pour devenir une autre. Mochizuki voit l’avenir dans l’opium et briser les coffres forts. Miyake lui pense devenir leader d’un groupe d’instigation religieux par exemple. Puis Mochizuki propose de partir en voyage : de mourir. L’idée se transforme du tragique en passion. Ils prennent un camion et partent
  3. Ils arrivent à un village en bord de mer. Se baignent, hésitent sur leur détermination. Ils voient alors des stèles et des stupas dressés près du village.
  4. Ils dinent et prévoient de se jeter d’une falaise dans la mer encordé et lesté de pierres. Keichi est indécis. Il hésite mais les suit, peur de paraître lâche ?

Citations

  • Il se rappela que dans son enfance sa grand-mère lui racontait que les morts montaient au ciel et se transformaient en constellations. Elle disait que les étoiles dispersées sur la voûte céleste étaient toutes des incarnations de personnes disparues et que leur lumière s’amplifiait à l’infini en suivant l’augmentation du nombre de morts.
  • La guerre était certainement une destruction grandiose, mais si l’on pensait que cette destruction était justement la force motrice qui permettait le progrès des groupes humains, il se sentait digne de prendre l’initiative de participer à cet acte de destruction…
  • Dans cette vie atone, la rencontre avec Miyake et son groupe avait constitué pour lui une planche de salut. Tout d’abord, il fut rassuré de savoir qu’il n’était pas le seul à ne pas supporter tout ce temps devant lui. Et puis, ne pas être complice de l’ennui de Miyake et des autres lui apportait une légère lueur d’espoir. Surtout lorsqu’il apprit que dans le passé ils avaient tenté d’une manière assez radicale de chasser leur sentiment d’impuissance qui avait fait son nid dans leur corps. Ils avaient essayé toutes sortes de choses, organisant des soirées pyjama, allant même jusqu’à louer une maison pour essayer de vivre en communauté, cherchant à leur manière de l’excitation.

Personnages :

  • Miyake : étudiant dans un atelier de dessin.
  • Keichi : étudiant à l’école  préparatoire.
  • Mochizuki  : étudiant dans des cours du soir.
  • Makiko : étudiante dans un institut d’esthéticiennes (trois tentatives de suicide)
  • Arikawa : étudiant à l’école  préparatoire.
  • Deux jeunes femmes en robe blanche, une de 16, 17 ans et l’autre la vingtaine.

Divers :

Ebook, 
Voyage vers les étoiles (星への旅?), Actes Sud, 2006,
Livre lu la dernière fois: 2014-04-28 02:39:27
3 heures de lecture, 29 minutes par session, 231 pages tournées , 1.3 page par minute

 

 

Hypothermie de Arnaldur Indriðason

Hypothermie de  Arnaldur Indridason
Hypothermie de
Arnaldur Indridason

Thèmes : suicide, disparition, le spiritisme, les sciences occultes

 

Lac de Thingvellir: Maria s’est pendue dans son chalet, là même où elle avait vu son père se noyer alors qu’elle était petite fille. Ce drame l’avait rapprochée de sa mère de façon presque pathologique et elle était dépressive depuis son décès. La police conclut naturellement à un suicide mais son amie Karen, qui a trouvé le corps, n’est pas de cet avis. Elle confie à Erlendur une cassette audio où l’on entend Maria et un medium discutant de la vie après la mort. Erlendur décide d’enquêter de façon officieuse.

C’est une période creuse pour les meurtres à Reyjavik, juste un suicide: Une femme s’est pendue dans son chalet près du lac de Thingvellir,  Erlendur enquête. Femme dépressive depuis la mort de sa mère. affaire à classer ?

histoire peut-être emprunt de nostalgie, des enquêtes non abouties, de disparition non élucidés. Ou les vivants errent encore, 30 ans plus tard à la recherche de leur cher disparus. Ils ne sont plus que l’ombre d’eux même, à la veille de leur mort. Erlendur essaye de les réconforter malgré le peu de nouvelles qu’il peut leur apporter.

Le poids du passé est important, on en apprend un peu plus sur le passé de Erlendur ( Son père Sveinn Erlendsson et son frère Bergur également disparu dans la lande lors d’une tempête de blizzard, 24/11/1956, son petit frère n’avait pas été retrouvé, lui en état d’hypothermie   )

Plusieurs enquêtes qui se mêlent. L’enquête est entremêlé de flashback qui éclairent de sa lumière blafarde les ombres du présent

Erlendur. Il va mener une enquête non officielle qui va révéler bien des secrets sur l’enfance de Maria

Un soupçon moins intéressant que les autres, plus intimiste sur la vie d’Erlendur ?. Je ne suis pas certain que j’aurais poursuivi du cycle Erlendur si j’avais démarré avec ce volume.

Obsessionnel , Obstiné comme il est, Erlendur creuse autour de cette affaire, et découvre la personnalité,plonge ses racines très loin dans le passé

Ce qui le préoccupe c’est les réponses.

Les personnages :

  • Sigurdur Oli : inspecteur de police
  • Bergthora : femme de Sigurdur Oli, leur relation de couple n’est pas au beau fixe.
  • Gudrun : disparu avec sa vieille Austin mini , appelé aussi Duna  . Passion la  biologie et la vie aquatique lac de thingvellir  168, phobie de l’eau. Disparu depuis plus de 30 ans avec sa voiture. Disparition signalé deux semaines après celle de David
  • Disparition du jeune homme de Njardvik (63)
  • Ingvar : 60 ans, ami de la famille Magnus ( Le père de Maria), veuf de Iona
  • Magnus : féru de pêche, en barque (Gras, sédentaire et grand fumeur), hélice décroché tombe dans le lac et se noie
  • Kristin : soeur de Magnus, 60 ans
  • Maria : féru d’histoire (Période Moyen-Age, son mémoire de fin d’étude traite des noyades à Thingvellir : exécution des femmes adultères ) , féru de spiritisme  a peur du noir.
  • Baldvin  : Etudie le théâtre, puis la médecine, mari de Maria.
  • Om Fjeldsted : Acteur de théâtre, a fréquenté l’école d’art dramatique avec Baldvin
  • Tryggvi : Son cousin qui était en médecine, lui avait demandé de le tuer, l’a maintenu dans un état de mort artificielle pendant quelques minutes avant de le ramener à la vie . Après il ne fut plus jamais pareil. En fait a servi de cobaye, ils ont pris le théologien et lui ont donné un peu d’argent. Renfermé à l’inverse de son cousin.
  • Thorgerdur : A fréquentée la faculté d’histoire avec Maria, actuellement occupe un poste d’infirmière.
  • Eyvör : femme pasteur s’est occupée de la crémation de Maria.A eu des discussions : pardons, péchés, …, la vie après la mort.
  • Jonas :  Ancien camarade d’école de Maria, maintenant directeur financier dans une entreprise  pharmaceutique. A vécu une année avec Maria, mais ils se sont quittés car la mère de Maria était omniprésente
  • Thorsteinn : (Steini) Avocat, avait suivi le même cursus que david . David l’avait appelé pour  lui pré annoncé quelque chose d’heureux ( une fille ? il était timide ) Gilbert avait déménagé au Danemark ?

Erlendur :

  • Valgerdur : Fréquentation amoureuse d’Erlendur…
  • Halldora : ex-femme d’Erlendur divorcé
  • Sindri : fils d’Erlendur, a connu de graves problèmes d’alcool et de drogue. A tourné la page.
  • Eva Lind : fille ainée, tente un rapprochement entre Halldora et Erlendur mais sans véritable succès.

Disparition de David : Erlendur avait enquêté avec Marion Briem (maintenant décédée) au moment de la disparition.

  • Gilbert : Entrepreneur travaux de construction 50 ans, est parti au moment de la disparition et est resté 20 ans au Danemark.
  • Elmar : Le frère de David, 2 ans plus âgé que David, travail comme chauffeur de Taxi. Plutôt éloigné de david.
  • Gunnthorunn : Mère de david
  • Le père: En maison de retraite, ne lui reste plus beaucoup à vivre. Rencontre Erlendur de temps en temps pour avoir des nouvelles de l’enquête.

Lexique :

Valétudinaire : maladif, qui a une santé chancelante

Citations :

  • Erlendur était convaincu que le hasard n’était rien de plus que la vie elle-même qui jouait aux gens de mauvais tous ou les divertissait. Il était comme la pluie qui tombe aussi bien sur les justes que sur les crapules. Il pouvait avoir des conséquences bénéfiques ou néfastes. Dans une certaine mesure, il déterminait ce qu’on appelle le destin. Il naissait du néant : inattendu, étrange et inexpliqué. Erlendur se gardait de confondre les hasards et le reste.
  • Il y a des gens qui disparaissent. Parfois on les retrouve, parfois non.
  • Vous enquêtez sur les fantômes ? interrogea le directeur

Divers:

  • Prix national islandais de littérature criminelle, 2008
  • 7,8 heures de lecture, 31 minutes par session, 874 pages tournées, 1.9 pages par min, fini le 10/03/2104
  • Note : ***** (3/5)

Tonbo de Aki Shimazaki

tonbo de Aki Shimazaki
tonbo de Aki Shimazaki

Quatrième de couverture :

Nobu a fondé en 1981 un juku, établissement de cours privés spécialisé dans la préparation des examens. Six ans plus tard, avec la visite inattendue d’un homme qui réveille le souvenir du suicide de son père, il apprend une tout autre histoire que celle qui a assombri sa jeunesse. Professeur respecté, injustement accusé d’avoir provoqué la mort d’un élève rebelle, le père de Nobu avait vu son destin littéralement pris dans les mailles inextricables d’une rivalité d’étudiants. Mais le drame d’alors prend aujourd’hui une tournure imprévue. Après le remarquable succès public de son cycle Le Poids des secrets, récompensé au Canada par plusieurs prix littéraires, Aki Shimazaki construit un nouveau projet romanesque à multiples facettes : chaque titre de la série composée pour l’instant de Mitsuba, Zakuro et Tonbo peut se lire indépendamment, mais ensemble ils éclairent dans toute leur complexité des secrets familiaux imbriqués dans la cruelle réalité du monde professionnel et de l’Histoire japonaise. Dépouillée, aussi précise qu’économe, la plume d’Aki Shimazaki n’en est pas froide pour autant : son art de la litote suscite une empathie remarquable et crée un suspense psychologique tout à fait fascinant.

Thème : voyage psychologique, enseignement, culpabilité, suicide, déshonneur

Critique :

J’ai commencé Tonbo, en m’apercevant à mi-lecture que c’était le troisième volume de la série « Le poids des secrets »…. Bref, le principe de la série est une suite de livres donnant à chaque fois des points de vue différents à la même histoire. Donc j’espère ne pas m’être égaré.

L’histoire est celle d’une famille ordinaire, ni riche, ni pauvre, rien de spécial, Sauf un incident de parcours : le père de Nobu se suicide en 1972, il était professeur de biologie. Son père gifle un élève lors d’un cours et celui-ci meurt le lendemain. Cet élève avait un grave problème cérébral. La gifle et son décès n’était qu’une coincidence. Les médias déformèrent l’affaire : »un élève tué à coups de poings ». Son père démissionne puis est lentement poussé au suicide.

On a différents aspects des coutumes et de la vie japonaise, du rapport au travail :  « j‘ai refusé l’ordre de mutation à Sao Paulo« , « Perdre son travail, ce n’est pas seulement perdre de l’argent. C’est aussi perdre sa confiance en soi et son but dans la vie« , de l’importance de l’entreprise dans la vie d’un employé. jusqu’à celui du suicide. L’individu au Japon se définit par rapport à la relation à l’autre et non en terme d’individualisme. « Tu n’es pas responsable des actes de ton père. Oublie-les. C’est ta vie qui compte » est choquant et n’est pas coutume au Japon. Nobu insiste particulièrement sur l’identité la perte de la culture, les racines,

Je n’ai pas été convaincu par ce roman, comme il appartient à une pentalogie, il me reste à lire les autres volumes

Personnages:

  • Tsunoda Nobu  : le narrateur
  • Haruko : l’épouse ( Travaille à l’hopital ), 2 enfants ( un fils et une fille )
  • M Miwa : Propriétaire du batiment du Juku
  • Mme Wada : Employée  de bureau au Juku
  • Yûko : réceptionniste à la compagnie Goshima ( à une fille Mitsuba)
  • M Tsunoda (père de Nobu) :
    • Kazuo Yada : élève décédé ( Kazu)
    • Sawako (Akitsu) : délégué de classe
    • Jirô Tanaka: ou Kano, Tanaka est le nom de famille de sa femme, beau-fils adoptif Jirô Kano

Lexique :

  • kokugo : langue nationale
  • juku : établissement éducatif, centre culturel.

Citations :

  • Perdre son travail, ce n’est pas seulement perdre de l’argent. C’est aussi perdre sa confiance en soi et son but dans la vie
  • A notre troisième rendez-vous, j’ai demandé à Haruko de m’épouser. Elle a dit « Oui, avec une condition ». J’ai d’abord cru qu’elle voulait que je devienne chrétien. Cela me semblait compréhensible et j’y étais prêt. Je me trompas. Elle voulait simplement que j’arrête de fumer. Je m’étais mis à fumer après la mort de mon père, pour échapper au stress, surtout quand j’étais seul. J’ai accepté la condition de Haruko. Je ne fume plus.
  • Un enfant peut-être cruel, quel que soit son milieu familial.
  • Mon père s’est suicidé à la fin de la saison des cerisiers. Le temps était nuageux, anormalement froid pour cette période, c’était un jeudi matin.
  • Un thème récurrent de la littérature russe est la relation entre le tourmenteur et sa victime

Divers :

-Ebook / 2,7 heures de lectures / 2/3/2014

Née au japon. Aki Shimazaki vit a Montréal depuis 1991.

Appartient au cycle « Le poids des secrets », en cinq volumes :

  1. Tsubaki
  2. Hamaguri
  3. Tonbo
  4. Wasurenagusa
  5. Hotaru : prix de Gouverneur général en 2005
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