Archives pour l'étiquette Nostalgie

Le monde du bout du monde de Luis Sepulveda

Le monde du bout du monde de Luis Sepulveda
Le monde du bout du monde de Luis Sepulveda

 

Un adolescent de seize ans, fasciné par les baleines part au sud de la Patagonie, au sud du bout du monde sur les pas de Magellan et de Moby Dick un livre de Bruce Chatwin en main. Un voyage magique, ou initiatique pour ce jeune, aidé par la renommée de son oncle Pepe (volontaire dans les brigades internationales), il va convaincre un capitaine et embarquer sur son bateau « l’évangéliste » pour s’approcher au plus près des baleines. Continuer la lecture de Le monde du bout du monde de Luis Sepulveda

Azami de Aki Shimazaki

Azami de Aki Shimazaki
Azami de Aki Shimazaki

Premier volume de la nouvelle pentalogie de Aki Shimazaki, celle-ci nous fait découvrir le japon sous un autre prisme, dans le poids des secrets : la guerre du Pacifique, dans la pentalogie du Yamato nous avions les cadres mariés à leur entreprise. .Raconté à la première personne, dans ce nouveau roman nous sommes dans la peau de Mitsuo Kawano un homme marié rédacteur dans un magazine. On apprend immédiatement qu’il est dans une relation sexless avec sa femme  ( non pas qu’il n’y ait plus d’amour, mais plus de relations sexuelles entre eux ), mais cet équilibre va être modifié, car Mitsuo va retrouver une amie d’enfance et tomber amoureux de Mitsuko

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Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier de Patrick Modiano

"Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier" de Patrick Modiano
« Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier » de Patrick Modiano

Des flashbacks,  une recherche sur une personne, des souvenirs, une mémoire défaillante ou une mémoire qui voulait oubliée . Une atmosphère pesante, des non-dits une enquête sur Dargane ?, des infos cachées ? Chantal qui est insistante, des rencontres la nuit pour avoir des informations, des menaces plus ou moins masquées.  Chantal le met en garde contre Gilles….

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Le cheminot de Asada Jirô

Le cheminot de Asada Jirô
Le cheminot de Asada Jirô

Dans ce recueil ‘Le cheminot’, deux nouvelles :La première nouvelle éponyme possède une atmosphère poétique, un train dans la neige à Hokkaidô, les flocons qui tombent apportant la nostalgie. Oto un homme au seuil de la retraite se souvient. Une petite fille vient le voir ou peut-être un fantôme, ses collègues sont prévenants, lui offrent une corbeille de fruits en mémoire de sa fille. Mais la retraite, puis la ligne de chemin de fer va être désaffecté, va l’affecté car il a consacré toute sa vie à son métier.

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Des os de corail, des yeux de perle de IKEZAWA Natsuki

Des os de corail, des yeux de perle de IKEZAWA Natsuki
Des os de corail, des yeux de perle de IKEZAWA Natsuki

 

« Des os de corail, des yeux de perle », est un recueil de trois courtes nouvelles, celle qui porte le titre de l’ouvrage puis « Espérance » et « Voyage vers le Nord ».

« Des os de corail, des yeux de perle », a pour thème la mort. L’épouse recueille les cendres de son mari incinéré. Le narrateur de ce récit est le mort. On trouve de la beauté dans les actes de l’épouse, elle récupère les ossements tel un cuisinier qui dresse les mets sur un plat. Son mari avait accepté sa mort, le rituel est sacralisé. Son mari avait demandé plusieurs choses à son épouse après sa mort. Un vœu plutôt qu’une obligation : de broyer ses os puis de les disperser lors d’une plongée, de l’oublier.

J’ai tout de suite ressenti une similitude avec la nouvelle « La jeune fille suppliciée sur une étagère » d’Akira YOSHIMURA : l’incinération du corps puis les ossements et l’âme mêlés qui regardent, ressentent, nous imprègnent. La vision d’Ikezawa est moins triste, sordide que celle d’Yoshimura. Les cendres sont accompagnées, touchés pour être dispersées. L’amour les accompagne.

« Espérance » : une jeune fille écrit à son frère Kazuhiko pour l’informer que sa femme Tomoko ainsi que son fils Kyota ont quitté l’île où elle vivait avec sa belle-famille. Elle lui écrit une longue lettre pour lui expliquer les derniers évènements, elle cherche une explication, elle parle de son incompréhension devant la disparition de sa belle-sœur. Tomoko vivait à Tokyo avant de venir sur l’île, elle se sentait ‘yosomono’ (étrangère) au début puis semblait s’intégrer dans l’île au sein de la famille. Sa sœur ressent une culpabilité, car elle idéalisait le bonheur de l’union de Tomoko avec son frère. La nouvelle se finit sur une touche d’espoir mélangé d’optimisme.

« Voyage vers le nord » est le récit d’un voyage initiatique. Le narrateur quitte un abri qu’il avait habité pendant un an. Il est seul, on suppose qu’il a survécu à la fin du monde : une catastrophe biologique. Mais une fin du monde douce, que chacun a accepté. Le narrateur part, va affronter son destin seul en partant pour le nord.

Un style un peu différent de mes lectures habituelles, qui laisse un goût étrange en tournant la dernière page de ce livre. Peut-être de la nostalgie.

 

Thème : éloignement, mort, nostalgie, amour

Citations :

  • Dorénavant, la notion de propriété n’existe plus. D’une certaine manière, les biens du monde entier lui appartiennent. Mais il n’arrive pas à s’en sentir propriétaire. (« Voyage vers le nord »)
  • Ceux qui créent ne font en réalité que tirer un tout petit peu d’eau du grand puits de l’humanité. Lorsque la source s’en épuise, s’épuise avec elle le sens de tout ce à quoi travaillent les hommes.(« Voyage vers le nord »)
  • Si rien ne subsistait, cela me conviendrait assez, je pense. Mais le mort que je suis ne pense pas. Il n’a pas de pensées. Je ne suis plus là. Je te vois seulement. (« Des os de corail, des yeux de perle »)
  • De quel lieu et pour quelle raison est-ce que je te regarde ainsi, moi qui suis mort ? A quoi puis-je bien penser ? Mais je ne pense pas : je n’existe pas.(« Des os de corail, des yeux de perle »)
  • Plaisantant à moitié, je t’ai dit que je trouvais la vie si passionnante, si belle et si gaie, que je ne pouvais pas croire à l’éternité d’une telle merveille : ce serait trop beau pour être vrai. Et toutes les choses à prendre, je les avais déjà prises.  (« Des os de corail, des yeux de perle »)

Divers:

  • Editions Philippe Picquier, Collection : Picquier poche. 112 pages
  • Traduction : Véronique Brindeau , Corinne Quentin
  • Note : ***** (3,5/5)