Archives pour l'étiquette fantastique

L’étrange bibliothèque de Haruki Murakami

L'étrange bibliothèque de Haruki Murakami
L’étrange bibliothèque de Haruki Murakami

Un jeune garçon se rend à la bibliothèque municipal pour rendre et emprunter des ouvrages sur le système fiscal dans l’empire turc Ottoman. Une nouvelle bibliothécaire va l’orienter vers la salle 107 pour trouver ces ouvrages…

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L’île des rêves de Hino Keizo

L'île des rêves de Hino Keizo
L’île des rêves de Hino Keizo

Contrairement à ce que laisse supposer ce titre poétique, « l’île des rêves » n’est rien d’autre qu’un immense terrain vague dans la baie de Tôkyô, recouvert d’ordures et de montagnes d’immondices rejetées par la ville. On se trouve dans ce roman plongé dans un monde onirique de rêve mais à la limite du fantastique. La tentaculaire Mégalopole de Tokyo dont M Soko employé dans une société de construction, et dont il en est amoureux va peu à peu lui faire découvrir un nouveau visage.

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Le musée du silence de Yoko Ogawa

 

Le musée du silence de Yoko Ogawa
Le musée du silence de Yoko Ogawa

Un univers un peu différent, dans ce roman d’Ogawa. En premier on remarque que le narrateur est un homme, et que l’action se passe dans un village isolé au bout du monde qui semble à la frontière entre la réalité et l’irréel.

 Un jeune muséographe embauché par une vieille femme ‘acariâtre’ dans un village au bout du monde doit organiser un musée ou seront disposés les souvenirs du village. Rassemblement d’objets qui caractérisent le mieux les personnes après leur mort. Il lui faudra donc cataloguer puis récolter les objets des défunts ( en les subtilisant, ou en les volant) . On part dans ce récit du réel pour s’éloigner peu à peu dans un monde fantastique. Ce narrateur dont le métier est la conception d’expositions pour les musées, et qui  a une parfaite connaissance et une grande expérience de ce milieu, se trouve à rassembler, cataloguer des objets qui possèdent une âme. Une incursion pas  pas dans un monde irréel, blanc, et muet.  

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Saules aveugles, femme endormie de Haruki Murakami

Saules aveugles, femmes endormies de Haruki Murakami
Saules aveugles, femmes endormies de Haruki Murakami

23 nouvelles composent cet ouvrage. De petites nouvelles du quotidien qui vont nous plonger dans un monde poétique, absurde ou  les coïncidences apportent leur lot d’insolite.  Pour preuve le titre de cet ouvrage en est un condensé : « Les saules aveugles sont pleins d’un pollen très puissant. De toutes petites mouches chargées de ce pollen s’introduisent dans les oreilles de la femme et la font dormir. »

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L’annulaire de Yoko Ogawa

 

L'annulaire de Yoko Ogawa
L’annulaire de Yoko Ogawa

L’héroïne de ce roman (La narratrice dont on ne connaîtra pas le nom) travaillait dans une usine d’embouteillage de limonade lorsque un accident arrive : Elle perd un bout de son annulaire. Elle quitte son emploi et part à la recherche d’un autre travail. Elle trouve un poste de secrétaire, réceptionniste dans un immeuble vétuste et abandonné anciennement une ancienne pension de jeune fille (les abeilles ??) .. emploi chez un certain Deshimaru, qui s’occupe de fabriquer et conserver les « spécimens » confiés par des clients.

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Les attaques de la boulangerie de Haruki Murakami

Les attaques de la boulangerie de Haruki Murakami
Les attaques de la boulangerie de Haruki Murakami

Tenaillé par une faim terrible et féroce, le narrateur pénètre armé d’un couteau dans une boulangerie accompagné d’un ami pour dérober de la nourriture. Résolu à tuer s’ils n’obtiennent pas à manger. Le boulanger leur propose du pain contre l’écoute d’un opéra de Wagner.

Une malédiction accompagne le narrateur, maintenant marié. Il raconte l’attaque de la première boulangerie. Elle le pousse à commettre à nouveau une nouvelle attaque. Mais ils se rabattent sur un Mac Donald. La faim qui touche le couple est nettement plus symbolique dans cette deuxième nouvelle : une faim existentielle ?

Une inspiration poétique malgré le malaise et la violence ressentis par les protagonistes. « La musique adoucit les mœurs ». On retrouve souvent de nombreuses références musicales dans les romans de Murakami, plus proche du Jazz.

De très belles illustrations pour ces deux nouvelles sympathiques, dans la lignée de « Sommeil ».  On retrouvera une de ces nouvelles dans « l’éléphant s’évapore ».

 

 

Citations :

  • « Il faut dire que nous avions faim. Non, en fait, c’était plutôt comme si nous avions englouti un vide cosmique. Minuscule au début, comme un petit trou au centre d’un donut. Mais plus les jours passaient, plus il s’agrandissait en nous, jusqu’à devenir un néant sans limites. Ou bien jusqu’à se transformer en une pyramide dédiée à la Faim, environnée d’une solennelle musique de fond. »
  • A chaque pas, l’odeur du pain qui cuisait dans le four était plus forte. Plus elle se faisait insistante, plus notre penchant vers le mal s’accentuait lourdement
  • Mais peu importe. « Dieu était mort, tout comme Marx et John Lennon. Et nous avions faim, c’était un fait. »
  • Je me fis simplement la réflexion que la vie conjugale était un phénomène bien étrange.

Divers :

  • Note : *****
  • Belfond, Roman (broché). Paru en 11/2013
  • Achat Fnac, lu le 26/03/2014

La course au mouton sauvage de Haruki Murakami

La course au mouton sauvage de Haruki Murakami
La course au mouton sauvage de Haruki Murakami

Quatrième de couverture

A Tokyo, un jeune cadre publicitaire mène une existence tranquille. Il est amoureux d’une jeune fille par fascination pour ses oreilles, est l’ami d’un correspondant qui refuse de lui donner son adresse pour de confuses raisons…, jusqu’au jour où cette routine confortable se brise.Pour avoir utilisé une photographie apparemment banale où figure un mouton, sa vie bascule. Menacé par une organisation d’extrême droite, il va se mettre en quête de cet animal particulier, censé confèrer des pouvoirs supra-naturels…

L’écriture de Murakami, à mi-chemin entre réalisme et fantastique,  par son inventivité et son humour, place ce roman dans un univers qui paraîtne rien devoir aux classiques japonais. Son auteur est sans aucun doute l’un des représentants les plus originaux de la littérature nippone contemporaine.

Thème : amour, désoeuvrement, errements, poésie, folie, imaginaire

Critique :

Murakami n’a de cesse d’immerger le lecteur que je suis, dans un univers mêlant poésie, fantastique et onirisme, à travers ces histoires étranges, fantastiques. On est plongé dans du quotidien, bercé de poésie surréaliste : « de la libération des oreilles », « d’une neige qui ressemble à la cervelle des gens », de rêve emprunt de symbolisme (« vache et la tenaille »).

Nous sommes souvent plongé entre deux mondes : celui du réel mêlant errements et désœuvrements puis des moments de folies poétique. On se demande si l’écriture n’est pas faites sous substances hallucinogènes ? Pour le réel, on est tout au long de ce récit guidé musicalement par les musiques américaines : Rolling Stones et les Beach boys, puis le Jazz. Musique que l’on se doit d’écouter en lisant afin de rythmer cette course harassante au mouton.

Le narrateur lit les nouvelles aventures de Sherlock Holmes, peut-être  un guide de lecture pour le lecteur dans  cette enquête au mouton. Un mouton spécial, d’une race inconnue : «  Un mouton d’un blanc pur, avec sur le dos une touffe de poils bruns décrivant la forme d’une étoile “, plutôt une race qui n’existe pas, un genre de mouton extra-terrestre qui …. Je vous laisse découvrir.

Dès Lors que j’eu finit la dernière page de « La course au mouton sauvage », il m’a semblé tomber dans un état de « manque-mouton », j’ai regardé par la fenêtre et « Le ciel était d’une pureté à vous donner mal au coeur », on m’a alors demandé : « -Tu peux me résumer ? », « -Si je résume, ça n’aurait plus aucun sens. ».

Bon, je vous laisse je vais allé nourrir ma « Sardine », et écouter un disque de Bill Withers par exemple.

Quelques repères de lecture

  • Chapitre 1 : 25/11/1970
  • Chapitre 2 : Juillet 1978
    • De 16 pas en avant :Le narrateur rentre de l’enterrement d’une fille morte dans un accident de voiture, elle a eu plus de 13 fractures, il est ivre. Il conclut son divorce
    • 2. De la libération des oreilles
  • Chapitre 3 : Septembre 1978
  • Chapitre 4 : La course du mouton sauvage
    • Le pénis : Il raconte sa vie en 9’20 » à la fille aux belles oreilles, une liaison démarre
  • Un inconnu rentre dans les bureaux : « il devait avoir entre trente-cinq et quarante ans, un mètre soixante-quinze, et pas un gramme de chair superflu » (47), « un silence de plomb, comme si l’on venait d’assister à une énorme tuerie, prit possession de la nièce ». On est confronté à une atmosphère lourde, irréel. L’inconnu souhaite faire interrompre une campagne de publicité de la compagnie d’assurance P. Photo représentant un paysage de Hokkaido avec nuages, montages, moutons et prairies. Si le marché est conclu un dédommagement, sinon ils seraient « out ».
    • 3. Le « Maître »: Cette demande provient d’un membre de l’extrême droite
    • 4. Compter les moutons : J’étudie photo, compte les moutons et boit deux whiskies, rendez-vous à 4 heures, je sombre dans une sieste.
    • 5.La limousine et son chauffeur : Il discute avec le chauffeur et termine sa sieste en écoutant du Bach.
    • 6. De l’univers du lombric : Description de l’arrivée à la demeure du Maître
  • Chapitre 5 : Lettres du rat et nouvelles péripéties
    • 1. La première lettre du Rat, cacheté à la date du 21/12/1977:
    • 4. elle me raconte le bruit des vagues en buvant un salty dog : il rencontre le fille et lui donne une lettre, ainsi que lui a demandé le rat
  • Chapitre 6 : La course au mouton sauvage (2)
    • Un homme étrange au propos étranges : Il rencontre un disciple du maître et discute sur les compensations possibles, essaye d’avoir des informations sur la provenance de la photo, puis philosophent de la race du mouton
    • Un homme étrange au propos étranges (2) : L’inconnu lui raconte qu’il y a un vieux  (Le Maître) avec une tumeur du cerveau et qu’il est proche de mourir. La tumeur a été détectée par un contrôle médical effectué sur les criminels de guerre de classe A,  en automne 1946
    • 3. La limousine et son chauffer (2) :Le chauffeur qui est chrétien lui donne le téléphone de Dieu
    • 4. Fin de l’été, début de l’automne :
    • 5. 1 sur 5000 :  Il n’ a que 5 000 moutons à Hokkaido, allons-y…
    • Ils font leurs achats pour partir, la fille aux belles oreilles l’accompagne, il la prénomme ‘ma girlfriend’
    • 7.Un esprit étroit mais obstiné: Il donne à garder son chat à l’homme en noir du « maître » (humour) . Il téléphone à son ami pour lui raconter, lui laisser la direction de la compagnie, car il s’absente un temps indéterminé
    • 8.Naisance de sardine: Il donne le chat au chauffeur, celui-ci n’a pas de nom. Le chauffeur propose ‘sardine’ alors
  • Chapitre 7 : Aventure à l’hôtel du Dauphin
    • 1. Fin du parcours dans une salle de cinéma. En route vers l’hôtel du Dauphin.
    • 2. Le docteur es moutons entre en piste: Après plusieurs de journées infructueuses, ils discutent avec le directeur de l’hôtel, et … L’hôtel ou il se trouve appartenait à l’association ovine,
    • 3. Il mange et parle énormément, le Docteur es moutons:  Ils rencontrent le père, qui lui narre son histoire: il a communiquer spirituellement avec un mouton en
    • Ils ont finalement trouvé la maison qui se troue sur la photo, elle semble appartenir ou être habité par le Rat.
    • 5. Elle quitte la montage. Je suis assailli par la faim: Il est arrivé au moitié du délai et n’a encore rien trouvé.
    • 6. Découverte dans le garage. Méditation au milieu de la prairie
    • 7.L’homme-mouton entre en scène.
    • 8.L’itinéraire privilégié du vent. Moment de désœuvrement, isolé avec les premières neiges. Il pense à sa Girlfriend, son collaborateur … Il lui semble se faire manipuler.
    • 9. Le visible et l’invisible dans le miroir.
    • 10. Et le temps s’en fut: Le rat fait son apparition
    • 11. Les habitants des ténèbres :
    • 12. Le Rat remonte la pendule: But « Royaume fondé sur le concept d’une anarchie absolue », Est ce que le monde va devenir meilleur ? ,  Sa Girlfriend à le don d’attirer les choses à elle
    • 13. Fil vert, fil rouge et mouette gelée
    • 14. Nouvelle visite au virage de mauvais augure
    • 15. Le thé à Jûnitaki

Les repères musical :

On est comme toujours bercé par un peux de musique, ici les Rolling Stones ou les Beach boys , Bill Withers, Johnson Brothers, Maynard Ferguson, Nat King Cole ‘South of the Border’, Percy Faith Orchestra ‘Perfidia’ , Bing Crosby ‘White Christmas’, Benny Goodman ‘Airmail Special’,

Roman de Conrad, les vies parallèles de Plutarque, un recueil de tragédies grecques, les aventures de Sherlock Holmes, Généalogie du parasitisme,

lexique :

  • un ciel de seconde main
  • Le ciel était d’une pureté à vous donner mal au coeur.
  • salty dog : vodka + jus de pamplemousse
  • Classe A : crime contre la paix visait uniquement les hautes sphères du pouvoir et ceux qui avaient planifié et dirigé la guerre.

Citations

  • Quand on tient le noyau du monde de la pub et de la politique, plus rien n’est impossible (53)
  • On pourra penser que coucher avec les filles est une chose tout à fat essentielle, on pourra aussi bien se dire le contraire. S’il y a l’amour comme acte d’hygiène personnelle, il y a aussi l’amour pratiquée en dilettante.
  • « C’est difficile de bien parler des choses dont on a vraiment envie de parler, tu ne trouves pas ? – Je ne sais pas », lui dis-je.
  • Une tristesse comparable à l’agonie d’un âne mourant  de faim entre deux tas de foin identiques dont il ne saurait lequel manger en premier.
  • Une neige qui ressemble à la cervelle des gens. Et qui s’amoncelle sans relâche, comme la cervelle des gens (cette phrase ne veut rien dire).
  • Un écrivain russe disait que su le caractère pouvait s’altérer quelque peu, la médiocrité demeurait identique pour l’éternité. ils sont quelquefois très avisés, ces russes. C’est sans doute qu’ils ont tout l’hiver pour gamberger .
  • Cependant entre parler avec franchise et dire la vérité il y a un monde – comme la distance entre la proue et la poupe d’un bateau. La franchise apparaît d’abord, la vérité vient en dernier. L’écart temporel entre les deux est directement proportionnel à la dimension du navire.
  • De manière générale on peut diviser les humains en deux catégories : les médiocres au regard du réel, et les médiocres au regard de l’irréel.(95)
  • Certes, ses théories, sa vision du monde d’idéologue de l’extrême droite étaient infantiles.
  • J’entendais seulement un bruit comme si des centaines de nains balayent l’intérieur de ma tête. Le temps avait beau passer, ils ne lâchaient pas leur balai. Aucun d’eux n’avait cependant l’idée de se servir d’une pelle.
  • Pour ce qui concerne ma vie sexuelle, la thèse importante est bien: « Nous ne sommes pas des baleines ».
  • Elle regardait le fuselage ramassé du 747 en se mordillant les lèvres. Je fis de même. Le fuselage des 747 me rappelait toujours une grosse femme toute laide qui habitait autrefois dans mon quartier. Son énorme poitrine affaissée, ses jambes gonflées, son cou desséché. L’aéroport m’apparut comme le point de rassemblement de ces femmes-là.
  • C’était une grande pièce. Grande et silencieuse,avec une odeur de vieille grange. Une odeur que j’avais respirée dans mon enfance. Une odeur d’heures vieillies que seuls rendent les meubles vermoulus et les tapis mis au rancart. (211)
  • La lumière jaune de la lampe était suspendue dans le vide comme du pollen.(214)
  • Comme une coulée d’huile, les ténèbres  firent intrusion en moi par mes oreilles. (243)

Divers :

ebook, 10,5 heures de lecture et de bonheur, 703 pages tournées, 1.1 page par minute environ. finit le 6/03/14