Archives pour l'étiquette Exil

ru de Kim Thùy

Ru de Kim Thùy
Ru de Kim Thùy

 

Enfant de la guerre né pendant l’offensive du Têt en 1968, Nguyen An Tinh (qui est traduit par « intérieur paisible ») nous conte son exil, puis son retour dans le pays de son enfance. Témoignage poignant, quelquefois humoristiques ces souvenirs qui nous imprègnent  telle des fumées de bâtonnets d’encens. Ils remontent sans chronologie bien précise, se mélangent. Mais ce sont aussi des jalons historiques qui ne sont pas inscrits dans les livres d histoire. Mais tous ces souvenirs tissent une toile solide de la recherche identitaire, des souvenirs à transmettre à ses enfants dont une partie des racines se trouve dans ce pays magique qui est le Viet-Nam. Continuer la lecture de ru de Kim Thùy

Comment conquérir l’Amérique en une nuit de Dany Laferrière

 

Comment conquérir l'Amérique en une nuit
Comment conquérir l’Amérique en une nuit

 

Ecrit sous forme d’un scénario, l’une partie se déroule à Port-au-Prince, l’autre à Montréal.  Gégé, jeune Haïtien, débarque à Montréal chez son vieil oncle Fanfan chauffeur de taxi, qu’il n’a pas vu depuis vingt ans. Gégé vient conquérir l’Amérique à travers une publicité d’une blonde pulpeuse . Fanfan lui a renoncé à toutes ses ambitions, il rêve de finir ses jours loin des hivers qui n’en finissent pas du Québec et revoir son pays Natal. « Il parait que les dieux vaudous ont peur du froid ». On retrouve de nombreuses dualité Nord/Sud, satire de l’Amérique, la désillusion d’un exil pour s’enfuir d’une dictature.

Ce n’est pas mon roman préféré de Laferière, mais ceci est du à l’écriture scénarisé. Le film ne doit pas manquer d’humour.

Au Québec, tu es Haïtien, mais dès que tu mettras le pied en Haïti, tu deviendras québécois….

Thème : Dictature, Immigration, Démocratie

Citations

  • Une fois, j’ai vu un type arriver près d’une marchande de friture installée au coin de la rue. Un homme s’est approché d’elle et s’est mis à manger son bout de pain en humant l’odeur du porc frit. Quand il a eu terminé son pain, il s’est levé pour partir, mais la dame l’a aussitôt arrêté : (Il mime la voix.) « Hé toi ! Tu pars sans payer ! » qu’elle lui a dit. « Sans payer quoi ? Lui a répondu l’homme. Je n’ai rien pris ! » Et la dame, avec son regard de fauve, l’a regardé droit dans les yeux et elle lui a dit : « tu as mangé ton pain avec l’odeur de mon porc frit. Il faut payer ! » Sans hésiter, l’homme a fouillé dans ses poches, a sorti une poignée de monnaie et a fait tinter les pièces près de l’oreille de la dame en lui disant : « Voilà, madame, je vous paie l’odeur de votre porc frit avec le son de mon argent ! »
  • On se demandait ce qui était pire, Duvalier qui nous a mis dans un trou, ou ces gens bien intentionnés qui étaient venus pleurer sur notre sort. (p70)
  • En fait, l’Amérique a inventé deux choses : la Blonde et le Nègre. Couple rare. Plus rare que le diamant pur. Ce sont les deux extrémités du spectre. La lumière et les ténèbres. (p113)

Divers :

ebook, 2 heures de lecture, 11 minutes par session, 649 pages tournées , 5 pages par min environ