Va et poste une sentinelle de Harper Lee

 

Va et poste une sentinelle de Harper Lee
Va et poste une sentinelle de Harper Lee

 

L’action se déroule aux alentours des années 1950, Scout (Jean Louise) qui a maintenant 26 ans travaille à New-York et revient voir son père Atticus Finch à Maycomb dans l’Alabama. On apprend que son frère Jem (Jeremy) est décédé. Henry et scout sont très proche, près du mariage. On retrouve également …

Tatie Alexandra, la soeur d’Atticus toujours autant imbuvable. On fait dans ce récit de nombreux retours à l’adolescence de Scout.

Mais on tombe réellement sous le choc en apprenant que Atticus Finch appartient au conseil des citoyens (Association locale regroupant les défenseurs de la suprématie de la race blanche) et qu’il tient un discours emprunt de racisme  « Jean Louise, dit-il. As-tu jamais songé qu’on ne peut pas faire coexister un groupe de gens arriérés avec un autre groupe de gens plus évolués dans une civilisation donnée et espérer former ainsi une Arcadie sociale ?« . Cette confrontation avec le réel est un véritable choc pour Scout qui se sent trahi par ses proches.  » Jean Louise, chacun a sa sentinelle : sa propre conscience. Il n’existe pas de conscience collective. ».  Dans « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur« , Atticus participait activement à la défense des droits et de l’égalité de tous les citoyens sans exception. Vingt ans plus tard, ll sombre dans le côté obscur des questions raciales, de la défense des droits de la population blanche.

Entre une leçon de vie et comment faire des concessions , comprendre l’inexplicable. Un dénouement plutôt expédié qui m’a laissé perplexe et pousse à la méditation. On pose des questions, mais elles sont ici sans réponses, Scout se trouve plongée et confrontée à une  situation jusqu’alors inconnue. En résumé un livre dérangeant sur les convictions et l’idéal et les trahisons.

The National Association for the Advancement of Colored People (NAACP),

Extraits :

  • Chacun a son île, chacun a sa sentinelle : sa propre conscience
  • J’ai besoin d’une sentinelle à mes côtés, qui me montre le chemin et m’annonce ce qu’elle voit à chaque heure du jour. J’ai besoin d’une sentinelle à mes côtés qui me montre la différence entre ce que les hommes disent et ce qu’ils veulent dire, qui trace une ligne de partage et me montre qu’ici a cours telle justice et là telle autre et me fasse comprendre la nuance. J’ai besoin d’une sentinelle qui s’avance en mon nom et déclare à la face du monde qu’une plaisanterie qui dure depuis vingt-six ans, si drôle soit-elle, est une plaisanterie qui dure depuis trop longtemps.
  • Nous autres les Finch n’épousons pas les rejetons des culs-terreux, ce qui est très exactement ce que les parents de Henry ont toujours été, des culs-terreux, du jour de leur naissance jusqu’à celui de leur mort. Il n’y a pas d’autre terme. Si Henry est devenu ce qu’il est devenu, c’est uniquement parce que ton père l’a pris sous son aile quand il était petit et parce qu’il y a eu la guerre, qui lui a permis de financer ses études. C’est peut-être un jeune homme respectable, mais c’est un cul-terreux : vulgaire il est et vulgaire il restera.
  • … pas descendus de leur arbre… sales et puants… épouser vos filles… abâtardir la race… abâtardir… abâtardir… sauver le Sud… Lundi Noir… plus ignobles que des cafards… Dieu a créé les races… personne ne sait pourquoi mais Il a voulu qu’elles restent séparées… autrement Il nous aurait tous faits de la même couleur… renvoyer en Afrique…

Divers:

  • Titre original :Go set a watchman, 2015
  • Editeur Grasset, 2015
  • Best book Goodreads 2015 catégorie Fiction
  • Note : ***** (3,7/5)

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