Je suis Pilgrim de Terry Hayes

Je suis Pilgrim de Terry Hayes
Je suis Pilgrim de Terry Hayes

Roman d’espionnage, de l’action, du vrai, de la sueur, du sang , des trahisons, et évidemment des ennemis diaboliques.   Opérations secrètes dans les coulisses des services d’espionnage américains.

Un agent secret pour démasquer les agents doubles, les trafics, la menace terroriste, et la menace biologique. On se sent plongé dans la réalité même dans l’actualité. Lorsque le réel dépasse la fiction. On passe de la guerre froide, au 11 septembre puis dans les dérives djihadistes des combattants au nom d’Allah.

Et cette enquête nous mène loin, le long des 900 pages de ce roman, on voyage avec Pilgrim (son nom de code) d’un continent à l’autre, des Usa, Allemagne, Turquie, Afghanistan, Liban, … et même en Asie pour trouver un peu de sérénité et de sagesse auprès d’un moine.

Plusieurs enquêtes s’entrecroisent (étrangement), Celle du sarrasin n’a pas accaparé mon attention, mais celle du meurtre du 11 septembre m’a beaucoup plus séduit.

Pilgrim est attachant, professionnel mais un brin sentimental. Donc surement plus humain que d’autres agents des services secrets . Fin tacticien, il surprend avec ses méthodes de déductions. Un sherlock Holmes moderne.

Une lecture qui tient en haleine dès la première page jusqu’au feu d’artifice final, tout de même neuf cent pages. Par contre, J’ai été un peu déçu de la réaction du Sarrasin au moment de l’hallali, que j’ai trouvé un peu trop sentimental. Mais n’empêche un bon moment assez proche de notre actualité.

Citations :

  • Alors il me raconta que les villageois enchaînaient une aiguière – un vase avec un col étroit et une base arrondie – au pied d’un arbre. « Ils y mettent des noisettes et tout ce que les singes aiment manger. Durant la nuit, un singe descend de l’arbre et glisse la main le long du col. Il attrape les douceurs et en prend une poignée. Du coup, sa main ne peut plus ressortir du col étroit, et il est piégé. Au matin, les villageois arrivent et l’assomment. »
  • J’eus une vision de l’avenir et je sus que l’époque des fondamentalistes et des fanatiques était révolue. Dans leur sillage, une nouvelle génération émergeait, dont l’homme à la variole – très instruit et adepte des nouvelles technologies – était sans doute le précurseur. Les hommes des cavernes avec leurs ceintures explosives et les avions de ligne transformés en missiles faisaient figure de connexions à bas débit. Cet homme-là était à large bande passante.
  • Comme il me l’a dit, c’est toujours la même histoire : ils commencent par brûler les livres et finissent par brûler les gens. De ses parents et leurs cinq enfants, il était le seul survivant. » Il était passé par trois camps différents en cinq ans, tous camps de la mort, y compris par Auschwitz. C’était un tel miracle qu’il ait survécu que je lui ai demandé ce qu’il en avait tiré. Il a ri et ne m’a rien dit
  • je la vois en pleine action – le cocktail de drogues qui l’emporte vers un orgasme fracassant, la température qui grimpe en flèche, les seins gonflés qui retombent, le cœur qui s’emballe sous les assauts du désir et des molécules chimiques, le souffle haletant, la langue humide qui cherche son chemin, dardée en quête de celle de son partenaire. Le sexe aujourd’hui, c’est pas pour les petites natures.
  • Elle est nue dans la salle de bains, la gorge tranchée, flottant sur le ventre dans une baignoire remplie d’acide sulfurique, l’élément actif d’un déboucheur d’évier qu’on trouve dans n’importe quel supermarché.
  • Je suis allé à Auschwitz, à Natzweiler-Struthof ainsi qu’à l’ossuaire de la bataille de Verdun, et la mort à l’échelle industrielle a cessé de m’étonner depuis longtemps.

Divers :

  • Titre Original : I’m pilgrim, 2012
  • Editeur : JC Lattès 2014
  • Traduction :  Sophie Bastide-Foltz
  • Note : ***** (4/5)

Challenge Pavé 2015/2016 : Burin(2)

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