L’ingratitude de Yeng Chen

L'ingratitude de Yeng Chen
L’ingratitude de Yeng Chen

 

L’héroïne de cette histoire,  est une jeune fille chinoise fraîchement décédée. Elle nous raconte sa souffrance, sa vie étouffée depuis toujours par sa mère possessive, un brin sadique et déroutante, on l’écoute telle une voie d’outre tombe afin de faire connaître son calvaire.

Sa fuite en avant dans la mort est un échappatoire, le seul qu’elle puisse trouver à sa vie bercée d’amour maternel et du carcan des traditions. Elle nous conte chacun des faits de sa vie qui l’ont marqué, des éléments  qui l’ont  passé de fille à adolescente. Elle tente de montrer au lecteur qu’elle est une victime, victime du carcan sociétal, des traditions, et de l’amour maternel.

Elle n’a de cesse de contredire sa mère, naturellement puis de façon hypocrite pour lui faire comprendre la situation.

Dans ce livre, on s’imprègne une société de type matriarcale, ou la mère est au centre du foyer que ce soit pour la famille ou pour les personnes extérieurs, un poids des traditions pesant.

Livre que l’on peu classer dans les relations de type mortifère et morbides, relation mère fille poussée à l’extrême.

Comme la narratrice est déjà morte, un lien peut être fait avec l’excellent roman de » La jeune fille suppliciée sur une étagère de Akira Yoshimura « .

Une expérience à effectuer.

Extraits :

  •  Je brulais d’envie de voir maman souffrir à la vue de mon cadavre
  •  Maman avait encore oublié mon anniversaire, elle qui avait une très bonne mémoire.
  • Tu ne peux pas m’échapper, c’est moi qui t’ai formée, ton corps et ton esprit, avec ma chair et mon sang – tu es à moi, entièrement à moi p19

Divers :

  • Léméac, 1995
  • Note : ***** (4/5)

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