La crucifixion en jaune, Tome 1 : Un été japonais de Romain Slocombe

La crucifixion en jaune, Tome 1 : Un été japonais
La crucifixion en jaune, Tome 1 : Un été japonais

 Woodbrooke Gilbert de nationalité anglaise, photographe, et fétichiste des beautés asiatiques en uniforme. Lors de son voyage à Tokyo, pour la promotion de ses photos dans une galerie underground, il va baigner dans le monde flottant des désirs plus ou moins fétichistes. il est d’ailleurs hébergé dans un magasin SM par un ami. 

Woodbrooke est sous le charme de la mise en scène de ces beautés japonaises, pour des séances de photos. Maquillages et vêtements post apocalyptique dans une atmosphère parfois limite glauque, mais érotique. Il a une connaissance du milieu des arts du Japon, mais il va découvrir à ses frais les yakuzas et la mafia d’extrême droite 

Une fascination attirance de ce gaïjin envers ces ténébreuses beauté de l’extrême orient , mais attirance parfois réciproque de la part de ces jeunes filles. On découvre  un pays ou les convenances et les rites sont parfois obscures pour un occidental. Woodbrooke nous fait pénétrer ce milieu et nous explique également les codes à adopter. Il traîne souvent près des lieux historiques qu’a traversé Mishima. Woodbrooke se comporte comme un gaïjin et profite de sa position, mais le sort lui permettra de devenir un peu plus respectueux.

Lecture plaisante, pas trop sexe comme on pourrait s’y attendre, nous sommes plus dans la description du milieu underground et une approche de la culture du japon par un gaijin. 

Nous avons également des petites notes de japonais et leur traduction des plus intéressant pour débutant.

  • Gomen nasaï : excuse-moi, pardon
  • sumi masen : pardon, excusez
  • Hajimé mashité : Enchanté de faire votre connaissance
  • Keto : métèque

Extraits :

  • Au Japon, représenter les organes génitaux, ainsi que les poils pubiens, est, en théorie du moins, strictement interdit. Surtout en photo et au cinéma, et sut les cassettes vidéo. Récemment encore, même les bouquins d’art reproduisant les shunga, estampes érotiques des siècles passés, comportaient de gros rectangles dorés ou argentés (plus chic que le noir, livre d’art oblige) sur les zones coquines. Les services de censure chargés de biffer, raturer, oblitérer tous ces détails anatomiques subversifs dépendent, bizarrement, du ministère des finances. Quoi qu’il en soit, et en revanche, violence, domination, torture, sodomie, scatologie, ondinisme, pédophilie, zoophilie, et les fétichismes et perversions sexuelles de toutes sortes, jusqu’aux plus insolites – cela ne manque pas au Japon vous pouvez me croire- , sont autorisés sinon encouragés.
  • D’un geste vif, elle a ouvert ma braguette, je suis trop stupéfait pour réagir. Sa main tire brusquement mon caleçon vers le bas, dégage mon pénis qu’elle examine tout en le briquant à l’aide du mouchoir humide et tiède. -Kawaï (mignon) ! s’exclame-t-elle. J’adore les chin-chin des Européens. Oôkiku naru ka naa (je me demande s’il va grossir) ? Celui de Julius n’est pas si grand qu’il le dit, tu sais. Ni toujours tellement raide. J’en voudrais un plus grand moi. Takako en veut un plus grand ! p147

Divers :

  • Editeur : Gallimard/Folio Policier
  • Edition :  2000
  • Note : ***** (3,5/5)

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