Pandomia de Franck Thilliez

pandomia de Franck Thilliez
Pandomia de Franck Thilliez

Dans quelques jours,  nous serons bientôt en automne, Attention à votre voisin qui éternue ou qui se mouche, crache, vous approche, renifle, vous parle sans masque de protection….

Thilliez nous plonge dans une épidémie de grippe. Les virus sont présents partout, une histoire qui nous rappelle les dernières épidémies que nous avons traversées, fièvre porcine et la grippe aviaire. Et on sent que cela va ruer dans les brancards : « Ça risque de méchamment partir en sucette chez les fonctionnaires de police« ….

Pour moi, première lecture d’un roman de Franck Thilliez, un polar au rythme haletant, pas de temps morts. On est vite accroc  Une suite de courts chapitres, un suspens qui tient la route le long de ces cinq cents pages.

On se sent chez nous, on reconnaît le quartier, une société décrite en détail hyper réaliste  « Amandine parcourut les pages du journal. Grèves, revendications, conflits politiques, le pain quotidien d’un automne en France« . Du quotidien qui nous accroche à la réalité, une grande partie du récit se situant au coeur de Paris, au 36 quai des Orfèvres et à l’institut Pasteur et cela pour mieux nous précipiter dans le cauchemar.

Bien que Pandemia soit la suite d’ANGOR et y fasse référence de nombreuses fois.  Le mystère des précédentes enquêtes pousse la curiosité à lire les premiers volumes des aventures du flic Franck Sharko,

Un bon moment de suspens au fil des pages, on pourra enfin connaître l’envers du décor à la prochaine grippe H1 N ‘quelque chose’.

Citations

  • Ça risque de méchamment partir en sucette chez les fonctionnaires de police
  • Le flic balaya la pièce des yeux, s’imprégna de l’atmosphère, histoire de coucher la scène page 242 de son carnet cérébral à horreurs. Au moins, Séverine Carayol aurait un visage, une place dans sa tête. Les deux types du service funéraire attendaient derrière lui.— C’est bon.
  • Elle passa l’élastique autour de sa tête, mit le masque sur son visage. Ça éviterait qu’ils ne s’embrassent et ne se transmettent des germes en masse. Amandine savait que plus de deux cents types de bactéries étaient échangées rien qu’au cours d’un baiser.
  • Un chasseur qui tue un canard infecté, qui le plume, et le voilà qui inhale le virus. Un oiseau migrateur qui meurt à proximité d’un élevage industriel et propage le virus… De la viande mal cuite… Un animal malade qui pond un œuf que quelqu’un mange par la suite… Les probabilités font que ça VA arriver, Johan. Où et quand, impossible de le savoir.— Dans le plus pessimiste des scénarios, oui. Mais on doit rester optimistes et continuer à bosser au mieux.
  • Les interprétations concernant les quatre cavaliers sont nombreuses mais, pour faire court, le cavalier blanc est là pour répandre la parole de Dieu, il est l’annonciateur du malheur. Le rouge symbolise le sang versé, il sème la guerre, le trouble par l’épée. Le noir fait pourrir les récoltes, amène la famine. Quant au vert, il représente la maladie, la mortalité par épidémie. Il est la Mort.

Divers

  • Fleuve noir, 2015
  • Note : ***** (4/5)

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