La joie de Mo Yan

 

la joie de Mo Yan
la joie de Mo Yan

Quatrième de couverture  :

Yongle, « Joie éternelle », fils de paysan du nord-est de la Chine, rêve d’intégrer l’université pour fuir la misère et cette campagne qu’il exècre. Malgré son flirt avec la jolie Dounia, ses échecs répétés à l’examen le poussent peu à peu au désespoir. Dans ce récit bruissant d’éclats d’eau, de lumière et de nuit, la poésie jaillit des odeurs chaudes, de la terre sans renier la trivialité la plus crue ».

Ce récit nous conte la vie dans la classe paysanne, dans les yeux de Yongle, fils de paysans pauvres du Shandong. Ces échecs répétés qui blessent sa famille, et son frère aîné. L’errance psychologique de ce pauvre héros au destin malmené.

On retrouve dans ce récit un thème cher à Mo Yan qui est la description et l’antagonisme qui existe entre la classe paysanne et la classe des « bourgeois » de la ville. Mo Yan décrit cet univers avec poésie colorée de langage crû mais toujours humoristique. « Les pets des riches sentent le jaune d’oeuf et sont aussi mélodieux qu’un cri de perroquet. Les pauvres ressemblent à un cheval maigre au poil trop long, à la crinière pendante, leur langage est désagréable à entendre« .J’ai eu plus de mal a trouver mes marques dans ce roman, je n’arrive pas à retrouver le charme que j’avais ressenti en lisant « le maître à de plus en plus d’humour » , ou « le veau« . Mais on retrouve la marque de fabrique de Mo Yan, son ironie mordante et sa critique de la société, de le l’auto dérision que nous fait partager Yongle. On suit son calvaire qui oscille entre la peur des examens pour passer à l’université et l’horreur de la misère, de la boue et des ascaris qui l’accompagnent. Personnellement je n’apprécie guère les récits à la deuxième personne, et je lis ce type de roman avec difficulté.

Citations:

  • Les pets des gens de classe supérieur embaument tandis que ceux du peuple empestent, « Les pets des riches sentent le jaune d’oeuf et sont aussi mélodieux qu’un cri de perroquet. Les pauvres ressemblent à un cheval maigre au poil trop long, à la crinière pendante, leur langage est désagréable à entendre » p53
  • Du moment que l’on vit, on peut toujours s’en sortir. Il n’est aucun fleuve qu’on ne puisse traverser, et s’il existe un bonheur inaccessible, il n’est pas de malheur insurmontable.

Divers :

  • Titre original : Huanle, 1987
  • Traduction : Marie Laureillard
  • Note : ***** (3/5) – 108

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