Petites réflexions sur les polars

Au cours de mes lectures de polar , je n’ai pu m’empêcher de faire des rapprochements entre, non pas entre les criminels mais les flics détectives.
Bon juste des petites réflexions, pas de profilage 🙂 Bien que l’on demande si ils ont passés des tests pour entrer dans la police…. En effet, au cours de quelques lectures, on arrive à définir un semblant de profil psychologique  peu à peu le long des opus de ces deux écrivians.

Et je pense a deux policiers, le premier islandais Erlendur ( écrit par  Arnaldur Indriðason) et l autre anglais Jack Caffery ( écrit par Mo Hayder).

Pour démarrer, entre ces deux flics on retrouve un historique plutôt difficile (morbide) mais un peu parallèle.

Famille :

Ils ont tous les deux perdus un frère étant jeune, puis ont endossés le poids et la culpabilité de cette disparition. Erlendur, car il a lâché la main de son frère lors d’une tempête de neige dans les landes. Son frère a disparu corps et âmes malgré les recherches. Des années plus tard cette disparition le tourmente et chaque cas de disparition est un retour sur le passé pour lui.

Jack Caffery se dispute avec son frère, et celui ci disparait à tout jamais. Enlevé par un voisin pédophile. Ses parents qui avaient une préférence pour l’aîné lui en tienne rigueur. Les parents de Jack semblent lui de ne  pas l’avoir pas surveillé, ou d’avoir abandonner son frère. Il chasse sans arrêt tout les réseaux pédophiles, cherchant désespérément une trace de son frère. Il approchera plusieurs fois d’une vérité. Sa croisade sera les pédophiles, il se retrouvera dans les traces du marcheur.

Les femmes :

Leur rapport avec les femmes est plutôt en pointillé, Erlendur taciturne semble accepter de rester avec Helldura enceinte. Puis devient père de deux enfants avant de divorcer. Ces deux enfants posent de nombreux problèmes drogue et alcoolisme.
Quand à Jack, il n’arrive pas à avoir une relation suivie. Mais est ‘convoité’ par de nombreuses femmes. Il désire surtout éviter d’avoir des enfants, afin de ne pas stresser ou psychoter  (kidnapping de son frère par un pédophile). Par contre ses relations sont avec des femmes ayant subi des violences physiques ou psychologiques le plus souvent, la première a échappé aux griffes de Birdman. Puis il a une relation avec la mère d’une disparue. Il a une attirance également pour sa coéquipière qui vit hantée par la mort de ses parents et des accidents causés par son frère.

Réaliste, il réagit rapidement aux situations. Il a le sens de l’observation et de l’adaptation. Indépendant et peu influençable c’est un  perfectionniste. Il peut sembler distant, il est solitaire. Il Aime conserver sa liberté d’action et a du mal a support une autorité pesante ou non.

Tous deux sont doté d’un sens d’observation très méticuleux.

Chronologie et Cinéma:

Les aventures de Jack Caffery se suivent et l’on retrouve des personnages ou des mentions d’un tome à l’autre. Par contre pour Erlendur les sorties des volumes sont absolument pas chronologique, le dernier volume paru « Les nuits de Reykjavik » semble être le début de carrière de Erlendur. On trouve même quelques volumes ou il est quasiment absent. Ils ont tous les deux été mis en scène au cinéma : »La cité des jarres » en 2008 pour Erlendur et « The Treatment », 2014 un film belge de Hans Herbots

Jar City
Jar City
the treatment

 

2 réflexions sur “ Petites réflexions sur les polars ”

  1. Ah ! les héros des polars ….. il n’y a bien que dans ce cadre que je me laisse aller à avoir un faible pour ces « héros » souvent alcooliques ! à noter d’ailleurs que ces deux là ne le sont pas ( alcooliques ) . Je trouve qu’il y aussi une constante parmi tous les ( bons ) flics de polars , la difficulté à avoir une vie amoureuse qui ressemble à quelque chose …. ( en même temps dans la vraie vie on est un paquet dans ce cas là 🙂 ) , et une grande solitude ce qui est le cas d’Erlendur ou Caferty, peu/pas d’amis , famille disparue … le travail , la travail rien que le travail ….
    Une idée sympa de les comparer .

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