Le dernier mousse de Franciso Coloane

Le dernier mousse de Franciso Coloane
Le dernier mousse de Franciso Coloane

 

Un jeune garçon Alejandro Silva Caceres de quinze ans, attiré par la mer et pour venir en aide à sa mère s’embarque clandestinement dans un bateau école de la marine de guerre chilienne le Baquedano. Navire école qui fait son dernier voyage vers Punta Arenas la ville la plus australe du Chilie, sans escale. La soif de voyage, et d’aventure, l’aide qu’il veut apporter à sa mère ou  la recherche de son grand frère disparu seront les prétextes à ce voyage.

Au cours de ce périlleux voyage, le navire et son équipage combattent les éléments et les tempêtes. Des rencontres avec des peuples les « Alakaluf » la race considérée comme la plus arriérée de la planète, puis les chasseurs indiens « Yaghan« . Le jeune mousse va être adopté par le navire et son équipage, on appréciera sa quête, son courage et ses erreurs. Il rejoindra dans cet équipage une famille de marins. Il seront reçus dignement dans les ports visités et paraderont. Ils rejoindront un baleinier pour une chasse à la baleine.

On apprend à connaître le navire, quelques notions de navigation sur ce trois mats, puis cette région dangereuse qu’est le détroit de Magellan point de rencontre de deux océans. Nous apprendrons aussi la dévotion que les marins portent à leur navire. Le respect qu’ils ont face à la nature, l’océan. Sous le couvert d’une écriture simple et sobre, nous trouvons un roman émouvant 

Récit initiatique, de voyage et l’apprentissage que le jeune mousse Alejandro Silva va faire sur ce navire, tendresse et poésie sont également au rendez vous. On a envie de prendre son baluchon et de partir découvrir le bout du monde avec ce jeune marin. Ce court récit m’a ému et ravi …

Extraits :

  • Le vieux navire semblait avoir une âme. sa belle figure de proue relevait la tête, scrutant les horizons lointains, et fendait avec fougue le grand jardin d’écume et de vagues. Pour son dernier voyage un nouveau fils lui était né en pleine mer : Alejandro Silva, le dernier mousse du Baquedano, surgi de ses entrailles comme du fond noir de l’océan. p28
  • Nous sommes comme les glaces, dit Manuel à vioix basse. La vie nous fait parfois chavirer et nous change de forme p112

 

Divers :

  • Titre original : El ultimo Grumete de la « Baquenado », 1941
  • Traduction : Francois Gaudry
  • Edition ; Points 481
  • Note : ***** (4,5/5)
  • Lecture dans le cadre du Challenge Amérique du Sud 

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