Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier de Patrick Modiano

"Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier" de Patrick Modiano
« Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier » de Patrick Modiano

Des flashbacks,  une recherche sur une personne, des souvenirs, une mémoire défaillante ou une mémoire qui voulait oubliée . Une atmosphère pesante, des non-dits une enquête sur Dargane ?, des infos cachées ? Chantal qui est insistante, des rencontres la nuit pour avoir des informations, des menaces plus ou moins masquées.  Chantal le met en garde contre Gilles….

 

On se trouve dans le labyrinthe des souvenirs, mémoires qui s’entrecroisent celui du narrateur ( Modiano ?) et enquête de Gilles. Une enquête policière qui le bouscule, suite à un malencontreux carnet perdu, on se sent oppressé puis le narrateur reprend la main, les souvenirs remontant à la surface, un brouillard épais entoure ses fragments du passé

Il a fallu que je m’accroche, car j’ai eu un découragement lors de cette lecture vers le milieu de l’ouvrage. Un peu perdu, il faut le dire entre les personnages, une difficulté à définir les relations entre ces personnages et dans cette multitude de détails qui parsème cette narration hors du commun. Nous rencontrons des personnages fictifs, d’autres réels, mais issus des souvenirs dont on ne sait plus très bien s’ils ont existé, ont disparu. Je me suis raccroché au réel : ces endroits que le narrateur connaît si bien.

Lecteur relativement profane à l’oeuvre de Modiano, je retrouve la volonté de ramener le passé, les souvenirs. Un simple prétexte servant de trame de départ : un article de journal, un carnet perdu ou volé. Des lieux cartographiés, récités, racontés décor servant à la mémoire d’un passé ou d’un souvenir. Une trame peut-être plus intime et autobiographique que celle de ‘Dora Bruder’ ou je me suis retrouvé, qui m’a un peu troublé et perdu à un croisement de rue. 

Personnages :

    • Jean Daragane : le narrateur, écrivain
    • Chantal Grippay : amie de Gilles Ottolini. Habite au 118 rue de Charonne, « La chinoise »
    • Gilles Ottolini : habite square du Graisivaudan XVIIème, travail à l’agance Sweerts
    • Guy Torstel
    • Colette Laurent : assassiné 1951
    • Annie Astrand

Citations :

  • le présent et le passé se confondent, et cela semble naturel puisqu’ils n’étaient séparés que par une paroi de cellophane.
  • Presque rien. Comme une piqûre d’insecte qui vous semble d’abord très légère. Du moins c’est ce que vous vous dites à voix basse pour vous rassurer..
  • Il ne faut jamais compter sur personne pour répondre à vos questions.
  • Il n’avait écrit ce livre que dans l’espoir qu’elle lui fasse signe. Ecrire, c’était aussi, pour lui, lancer des appels de phares ou des signaux de morse à l’intention de certaines personnes dont il ignorait ce qu’elles étaient devenues.

Références :

  • Le temps des rencontres
  • Le noir de l’été
  • Le flâneur hippique (édition du Sablier)

Divers :

  • Edition Gallimard
  • E-book : 2,4 heures de lecture, 14 minutes par session, 166 pages tournées, 1.2 pages/min
  • Note : ***** (3/5)

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