L’étranger de Camus

 

L'étranger d'Albert Camus
L’étranger d’Albert Camus

Faire une critique ou une analyse de l’étranger, non merci, je suppose que tout a déjà été dit, déchiffré, mais pourquoi ouvrir de nouveau ce livre ?

La première fois que je l’ai découvert, c’est, bien sûr, au collège, (il y a quelques décennies), et j’ai retrouvé (nostalgie) le livre annoté sur toutes les pages : dans les marges sens dessus dessous. Et aujourd’hui en l’ouvrant le soleil illumine les pages, les mots m’assaillent,  les yeux s’ouvrent sur l’absurdité du monde, sur le tragique de la condition humain, la solitude existentielle, la souffrance, la révolte.

Ce sont nos émotions qui influent sur notre jugement et nos lectures, mais quelle claque de relire aujourd’hui « l’étranger »  !!!

L’incipit du roman est une des phrases que l’on se souvient bien sûr : « Aujourd’hui maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. « .  Le ton est donné. On se trouve alors plongé dans l’esprit de Meursault. Un texte à la première personne. Empathie pour Meursault ?  Un esprit simple, un esprit complexe ? Est il égoïste, insensible, un antihéro ?

Un livre qui nous fait méditer sur notre vie, une expérience à part. A lire et à relire 

 

D’autres raisons pour lire et relire

  • Mais c’est aussi le premier volume de la tétralogie de l’Absurde qui comprend (Le Mythe de Sisyphe ainsi que Caligula et Le Malentendu.). Cela donne envie de lire toute cette tétralogie ….
  • Pour se remémorer l’histoire de Meursault et poursuivre avec la vision du frère de l’Arabe : « Meursault, contre enquête » un livre de Kamel Daoud. (Editions Actes Sud)
  • Nostalgie …  

 

Extraits :

  • J’ai compris que j’avais détruit l’équilibre du jour, le silence exceptionnel d’une plage où j’avais été heureux. Alors, j’ai tiré encore quatre fois sur un corps inerte où les balles s’enfonçaient sans qu’il y parût. Et c’était comme quatre coups brefs que je frappais sur la porte du malheur.
  • Alors, je ne sais pas pourquoi, il y a quelque chose qui a crevé en moi. Je me suis mis à crier à plein gosier et je l’ai insulté et je lui ai dit de ne pas prier. Je l’avais pris par le collet de sa soutane. Je déversais sur lui tout le fond de mon cœur avec des bondissements mêlés de joie et de colère. Il avait l’air si certain, n’est-ce pas? Pourtant, aucune de ses certitudes ne valait un cheveu de femme. Il n’était même pas sûr d’être en vie puisqu’il vivait comme un mort. Moi, j’avais l’air d’avoir les mains vides. Mais j’étais sûr de moi, sûr de tout, plus sûr que lui, sûr de ma vie et de cette mort qui allait venir. Oui, je n’avais que cela. Mais du moins, je tenais cette vérité autant qu’elle me tenait. J’avais eu raison, j’avais encore raison, j’avais toujours raison.
  • Pour que tout soit consommé, pour que je me sente moins seul, il me restait à souhaiter qu’il y ait beaucoup de spectateurs le jour de mon exécution et qu’ils m’accueillent avec des cris de haine.

Divers :

  • Ebook 2,9 heures de lecture, 21 minutes par session, 615 pages tournées, 3.6 pages / min
  • Ebooks libres et gratuits www.ebooksgratuits.com

Une réflexion sur “ L’étranger de Camus ”

  1. Ce qui serait interessant maintenant c’est de lire  » meursault contre enquête » de kamel daoud… ce livre propose un détournement de l oeuvre de camus sous forme de clins d oeil…

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