Une éducation catholique de Catherine Cusset

Une éducation catholique de Catherine Cusset

 Suivre le parcours d’une fille narcissique, névrosé de la jeunesse à l’âge adulte. Qui toute jeune est plongée dans le catholicisme pour suivre les traces de son père, puis voleuse mais pas trop, qui possède une haine féroce de sa soeur,  puis l’arrivée des premiers désirs physiques, lesbien et caresses tout d’abord puis errance auprès des amants jetables. Plus attiré par le côté physique, plaisir plutôt narcissique, égoïste qu’un partage avec ses amants.`

Marie malmène un peu la religion, un peu sa famille, et ses amis… tout en essayant de se trouver, crise d’adolescence qui dure.  Age ingrat, état d’âme adolescente  Ou est adieu dans tout cela ? je m’attendais a un peu plus de bondieuseries !!

Bizarrerie, pour moi .On le lit, facilement, rapidement, et après qu’en reste-t-il ? Pour moi, un roman un peu fade ou déroutant de cette rentrée Littéraire septembre 2014.Mais tout de même plus amusant que d’aller à la messe.

Extraits :

  • Tout me dégoûte en moi, cette hypocrisie, ce détournement abject des tragédies de l’Histoire pour nourrir mes fantasmes.
  • Il y a dans le catholicisme de mon père quelque chose de naïf, dont je me méfie désormais. Il semble trop facile de se dédouaner de ses erreurs humaines en s’asseyant une fois par semaine sur le banc d’une église pour prier Dieu avec humilité. Puis on rentre à la maison et on crie …
  •  Mon père. » Ces mots, associés à la longue robe noire qu’il portait, avaient quelque chose d’intime et d’obscène comme un sexe aperçu à travers une braguette entrouverte par inadvertance.
  • Ximena entre dans ma vie. Dieu en sort. Ximena n’a aucune religion, aucune éducation religieuse, et tournerait en dérision ma foi comme un signe de naïveté et de stupidité. Pour elle, il n’y a pas de martyre qui vaille.
  • Il y a deux choses que, toute mon enfance, je fais avec papa : prendre l’air et aller à la messe. Pour maman, ce sont deux occasions hebdomadaires de se débarrasser de nous.
  • Je hais la vanité qui m’a poussée à oublier le contenu de ma rédaction et la donner à lire à ma victime alors qu’il eût été si facile de dire que je préférais ne pas la montrer. Haïssable, ce moi qui se met en avant aux dépens de l’autre, qui l’escalade et l’écrase pour se hisser plus haut.
  • J’avais un désir : qu’il pose sa main sur mon corps comme il avait posé sa voix sur mon âme, avec la même force et la même certitude.
  • Il m’avait rendue folle de douleur, et donc d’amour. Je croyais que la douleur était la preuve de l’amour.

Divers:

  • E-book : 2,3 heures de lecture, 15 minutes par session, 289 pages tournées, 2.1 pages / min 
  • Collection Blanche, Gallimard, 2014 
  • Note : ***** (2,5/5)

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