je suis déjà venue ici de Koike Mariko

 

je suis deja venue ici de Koike Mariko
je suis deja venue ici de Koike Mariko

Onze petites nouvelles pleine de finesse, de délicatesse. Des récits avec des sentiments décrits comme des petites touches de peintures  de la teinte pâle d’une fleur de cerisier sur une toile.

Des histoires d’amour, des passions, des infidélités, des séparations et des abandons. On va rencontrer des épouses qui récupèrent leur maris, des maîtresses sans joies ni tristesses. Parfois des relations sans amours et sans haine, juste le besoin d’une présence près de soi ou pour faire passer le temps. Mais les femmes dans ces récits gardent l’esprit pragmatique, même si leur corps passe à l’action.

Koike Mariko nous livre de petites touches d’érotisme et de sensualité, mais dans un monde que je trouve emprunt de mélancolie, d’abandon et fatalisme. Ce récits sont accompagnés de petits plats cuisinés par ces femmes amoureuses qui enchantent les papilles par contre.

 

Extraits

  • Je crois bien que mon plus grand regret à ma mort, dit-il enfin, ce serait de ne plus pouvoir apprécier ta cuisine sophistiquée.
    -C’est tout ?
    – Comment ça, c’est tout ?
    -Tu ne serais pas triste de ne plus me voir ?
    -Mais ça revient au même! il approcha prestement la main de sa cuisse pour la caresser. (Séduction culinaire, p106)
  • Je veux manger comme ça, éternellement, les mêmes choses avec lui. Et même quand je serais devenu vieille, que j’aurais les bras et les jambes aussi raides que du bois mort, je veux continuer à partager avec lui nos deux repas quotidiens. Si je peux vivre ça, je sens que tout le reste me sera égal, quoi qu’il arrive; (Séduction culinaire, p113)
  • Si une femme perd parfois le contrôle de son corps, il arrive que l’homme perde celui de l’esprit (Pourquoi si triste, p161)
  • Une odeur de pluie emplissait l’air. Une odeur de terre aussi. De chaque arbre ruisselant montaient des bouffées de fraîcheur.
    Ces senteurs rappelaient celle du sperme jaillissant de l’extrémité dure et pointue du phallus de l’adolescent. Semence chargé d’une énergie à déplacer les montagnes. (Le fils de mon père, p207)

Divers :

  • Titre original : Tamamushi to 11 no shoten shosetsu, 2006
  • Récits traduits par Karine Chesneau
  • Parution France 2008
  • Editions Philippe Picquier
  • Note : ***** (3,5/5)

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