les fidélités de Diane Brasseur

les fidelites de Diane Brasseur
les fidélités de Diane Brasseur

Diane Brasseur nous raconte les  ‘affres’ et les joies d’un cinquantenaire, plus exactement 54 ans marié depuis dix ans avec une fille et de sa maîtresse Alix, plus jeune de 23 ans. C’est la seule nommée, et en plus, il y a un X dans son prénom : un signe ? . Sa famille se trouve à Marseille, lui travaille à Paris et partage sa semaine avec Alix.

Nous avons une présentation dichotomique de sa vie : culpabilité, la paranoïa parfois et la joie le bonheur . La peur de blesser, de se trahir. Mais aussi la logistique à mettre en place afin de pouvoir profiter de ses deux vies.

Stéréotypes du couple marié, de l’adultère, mais avec humour, humilité. Il passe en revue, en psychotant les différents scénarios qui pourraient arriver …. Et si sa fille revenait avec un homme marié de son âge : comment réagirait-il ? Parfois des accrocs : il n’arrive pas à partager le même livre entre sa maîtresse et sa femme, mais elles ont le même goût en lecture !!, et si Alix avait un amant serait-il jaloux !!!

Le choix est difficile, les amours se mêlent. Comment choisir entre l’amour, la jeunesse, la fraîche beauté et un amour poli par le temps ?

Un roman à découvrir.  Diane Brasseur à une écriture, simple fluide, de la tendresse,  pour nous conter une histoire compliquée…pour le narrateur.

Thème : adultère, culpabilité, crise de la cinquantaine, triangle amoureux

Citations :

  • Mon histoire avec Alix et la maladie de mon père se sont emmêlées. 
  • Certains soirs, quand je suis à Paris, comme les piqûres de moustique se réveillent et se remettent à gratter, je me souviens que j’ai une femme et une fille. 
  •  J’ai déjà essayé d’imaginer la scène et je n’y arrive pas jusqu’au bout. À cause de la vague et à cause des mots. Les mots qu’on utilise pour rompre, en baissant un peu la voix. On les cherche et on les choisit avec précaution pour faire le moins de mal possible, et plus ils sont emballés pour atténuer les chocs, comme du papier bulle autour d’un verre, plus ils blessent. 
  • Nous étions « madame et monsieur » pour tout le monde, à l’hôtel, dans la rue et dans les bars, même si nous ne sommes pas beaucoup sortis. Un couple de touristes français. À Barcelone, je ne trompais plus ma femme. À Barcelone, j’étais à Barcelone
  •  Je fais l’amour avec Alix, je fais l’amour avec ma femme. Je ne sais plus qui je trompe avec qui. 
  •  Chez Alix, je ne suis pas chez moi et chez moi, je deviens un étranger.
  • Ma femme est au lit, elle a laissé la lumière allumée de mon côté. Elle sent bien que ça ne va pas, elle pense que c’est lié à mon père ou peut-être qu’elle sait, elle a tout compris. Je me couche sur le côté, en chien de fusil. Je lui tourne le dos, j’éteins la lampe de chevet et, dans le noir, dans le lit, à la recherche de ma main, ma femme chuchote : « Je suis là. » Alors je serre la main de ma femme, très fort. 
  • J’y trouvais mon compte. Il me semblait, et c’est un peu stupide, que je trompais moins ma femme en pénétrant Alix avec mes doigts ou avec ma langue. En collant mon crâne contre son sexe. Qu’est-ce que je croyais ? Qu’il y avait différents stades dans l’infidélité comme pour les infractions du code de la route
  •  Elle doit se demander si je leur raconte les mêmes anecdotes, avec les mêmes adjectifs. Parfois, je ne sais plus très bien où j’en suis, ce qui me donne l’impression désagréable de radoter. Et le désir, est-ce que je le recycle ? 
  • Alix est jeune et ses seins sont jeunes et ses tétons, petits, et ses fesses sont jeunes et sa peau est blanche, si blanche que j’ai parfois bêtement l’impression d’être le premier à la toucher, et son sexe est jeune, et la peau de son sexe, fine, et son ventre est jeune et son cou est jeune et ses cuisses sont fermes et ses genoux lisses et tout est doux, tout, et cela serait si surprenant de désirer ce corps jeune ? 
  •  Nous sommes rentrés le lendemain, en silence, Alix à Paris et moi à Marseille, avec des souvenirs communs. 
  • Dans la poche de mon manteau, mon iPhone s’est mis à vibrer. C’était Alix. J’aime quand elle me téléphone, elle pense à moi. Il aurait suffi que j’aille au rayon musique pour discuter un peu avec elle mais je ne voulais pas me sentir coupable en décrochant et commencer par : « J’allais t’appeler.
  •    Je ne lui ai pas dit : « Je vais quitter ma femme. » Je n’ai pas commencé une seule de mes phrases par : « Je te promets. » J’ai dit le contraire, et c’est un hameçon. 
  • Quand je suis heureux je n’ose plus bouger. Je me fais penser au chien de ma grand-mère qui se transformait en statue quand le chat le léchait.   Qu’est-ce que j’attends ? Qu’on prenne une décision à ma place ? Un drame ?

L’auteur :

Diane Brasseur a 33 ans. Elle est script pour le cinéma. « Les Fidélités » est son premier roman.

Divers:

  • Editeur : Allary Eds, publié en 01/2014
  • Edition électronique : 8,49€
  • Ebook : 2,7 heures de lecture, 20 minutes par session, 213 pages tournées, 1.3 pages/min
  • Note : ***** (4/5)

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