Le samouraï bambou (1) de Taiyou MATSUMOTO, Issei EIFUKU

Le samouraï bambou de Taiyou MATSUMOTO, Issei EIFUKU

Le samouraï bambou de Taiyou MATSUMOTO, Issei EIFUKU
Manga de Taiyou Matsumoto et Issei Eifuku ( scénariste). Un style spécifique en noir et blanc, à l’encre de chine et quelques dessins en couleur, tel des estampes. L’univers de ce manga à une esthétique spéciale, un monde irréel ( les animaux ont une place particulière, les chats parlent et donnent leur avis  : ‘le chat protecteur de l’enfance’, les personnages sont doubles.
les chats du samourai bambou
Résumé :
L’histoire se passe au Japon, il y a deux cents ans, à Edo département de Nagano.
Sochiro Eno un samourai ( les gens pensent que c’est un ronin) se fait héberger dans un village. Kankichi un enfant l’observe, le suit, il est drôle : Un samouraï qui aime les sucreries !
D’autres samouraïs le cherchent, il les fait fuir, avec son sabre en bambou. Le jeune Kanichi a un maître d’apprentissage, il lui pose plein de questions : « les esprits existent-ils ? », les fantômes ? … en pensant à Sochiro Eno
Avis :
Ce premier volume permet une première approche de la philosophie qui entoure ce samouraï ronin, il vit simplement flânant, discutant avec les marchands, parlant aux animaux. On rencontre également beaucoup de poésie et de tendresse entre Sochiro Eno et Kankichi. Il est poursuivi par des ennemis, mais arrive à les faire fuir facilement. Il est parfois dessiné avec la tête d’un animal  ‘Dualité du personnage’.  Celui d’un renard d’ou la symbolique d’un personnage double dans la culture japonaise. 
Un bémol quand même, car lorsque je me penche sur un manga, c’est dans l’espoir de me reposer l’esprit, d’être emmené dans des histoires fantastiques. Mais là c’est réflexions, retour en arrière… Donc une lecture qui mérite de se poser dans un endroit calme; de prendre son temps et de déchiffrer toutes les attitudes, les mimiques et les mouvements…

Le samouraï bambou Citations  et force du symbolisme :

Les milans et les corbeaux …. Si  on les observe bien, on voit qu’ils ne volent pas à la même altitude. Je me disais que c’est une habile manière d’éviter les conflits…  Ils sont intelligents  (p167)
Lorsque Sochiro est malade : une mante religieuse se pose sur lui. Pour les paysans, la mante est qualifiée de religieuse car joignant ces pattes ravisseuses et les dirigeant vers le ciel comme lors d’une prière, mais aussi le côté prédateur sans scrupule
-Confucius : N’est il pas plaisant d’étudier et de mettre en pratique ce que l’on a appris
-Vous les enfants vous ressemblez aux bourgeons des arbres de ces montagnes, je suis si heureux de vous avoir rencontrés

Divers:

  • Bibliothèque du Kremlin Bicêtre
  • Broché: 224 pages
  • Editeur : Kana (8 octobre 2009)
  • Note : ***** (4/5)

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