Le jour ou j’ai quitté ma femme de Pierre Vavasseur

Le jour ou j'ai quitté ma femme de Pierre VAVASSEUR
Le jour ou j’ai quitté ma femme de Pierre VAVASSEUR

Avis

En fait, j’ai emprunté ce roman à la bibliothèque municipale par dépit car je voulais feuilleter le guide des « 100 romans incontournables ». Pierre Vavasseur est un spécialiste des guides, il en a plusieurs à son actif. Bon je n’ai pas pris beaucoup de risques, car c’est un petit roman court, très court, qui fait plutôt penser à une nouvelle. Pour résumé : Lui c’est Vincent quarante ans, marié depuis treize ans à Faustine. « Faustine n’a plus ces ardeurs de femelles », un nouveau souffle est retrouvé avec Gena. Il va ensuite faire des allers retours pendant une centaine de pages, des phrases courtes comme une respiration haletante d’un homme qui court de sa femme à sa maîtresse.

Je n’ai pas trouvé le côté incisif ni la justesse qui est décrite dans le quatrième de couverture, seul le côté bref et un peu d’humour, d’érotisme m’a sauvé de l’ennui. Mais ce qui m’a étonné c’est que ce roman a tout de même obtenu le prix Saint Valentin en 2004. 

 

Citations

Pendant l’amour, je souffle à son oreille tout ce que j’attends d’elle dans les heures qui suivent : ce que nous ferons dans la cage d’escalier de nos amis, comment je la caresserai sous la table, sous un porche. Mais ensuite, quand les corps et les sens se sont apaisés, ni elle ni moi n’osons mettre en pratique nos fantasmes. Nous sommes le plus classique des couples p44
Il n’y avait pas d’amour, seulement des preuves d’amour p62
Dans mon métier, quand on superpose deux images, on dit qu’on les floute. J’ai flouté Faustine pour Gena.
Je m’arrangeais pour la retrouver tard. Je grimpais quatre à quatre chez elle. Nous nous jetions l’un sur l’autre. Le sexe toujours, Le sexe, le sexe, le sexe. Gena dénichait mes fantasmes, les levait comme des lièvres. Il m’avait suffit de flâner sur elle pour mettre à jour les siens. J’étais son sourcier. Nous formions le corps de l’amour. J’étais son objet. Elle me pénétrait avec un bâton de rouge à lèvre, le manche d’un pinceau de maquillage, celui d’une cravache. J’ai fait avec elle tout ce qu’un homme ne fait pas avec sa femme. Mes testicules lui plaisaient : les raser, les sucer, les bichonner, les contempler.
-Tu vois, ils bougent, ils travaillent pour que tu me remplisses bien, que tu me refasses les peintures. p67
-Je voudrais que tu enlèves ton alliance.
La faiblesse est un mal acide et désespérant.
-Je vais y penser.
-Non, fais le tout de suite.
(…) J’ai glissé l’alliance dans la plus étroite poche de mon pantalon, près de la ceinture. Pendant quinze jours je l’ai ôtée puis remise, selon que j’étais avec Gena ou Faustine. J’en perdais l’équilibre. Comme un chat sans moustaches. Je me cognais aux portes, aux coins de tables. Faustine s’en étonnait de temps en temps. J’étais couvert de bleus p65

 

Divers

Edition Jean-Claude Lattes, 2003
Bibliothèque du KB 23/04/2014, une petite heure de lecture
Note ***** (2.5/5)
A reçu le prix Saint Valentin en 2004 :  Prix qui récompense « l’impertinence du discours, la pertinence du style et la modernité littéraire » au service du genre amoureux. Le prix est remis à l’occasion de la « Nuit du roman d’amour ». De 2004 à 2008 depuis à disparu ??

 

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